Petkovic prévient avant Pays-Bas : pas un simple amical
Le sélectionneur veut un vrai test face aux Néerlandais à Rotterdam. Un baromètre grandeur nature à dix jours de l'entrée en lice des Fennecs au Mondial.
Il y a des matchs de préparation qu'on traverse, et d'autres qu'on attaque. Vladimir Petkovic a tranché : le rendez-vous de mercredi face aux Pays-Bas appartient à la seconde catégorie.
Un discours qui pose le décor
En conférence de presse à Rotterdam, le sélectionneur des Fennecs a refusé l'étiquette de match amical. Affronter une nation trois fois finaliste de la Coupe du monde et championne d'Europe 1988, ce n'est pas cocher une case sur un calendrier. C'est se mesurer à un étalon. « Après le match, je serai fixé sur le niveau de mon groupe », a-t-il lancé, transformant cette rencontre en véritable examen.
Le message est limpide. À dix jours du Mondial, Petkovic ne veut pas d'un galop d'entraînement tranquille. Il veut savoir où en est son équipe, face à un adversaire qui ne lui fera aucun cadeau. On ne progresse pas en jouant plus faible que soi.
Identifier les failles avant qu'il ne soit trop tard
L'intérêt d'un tel test, c'est de faire remonter les imperfections pendant qu'il est encore temps de les corriger. Le sélectionneur l'assume : ce match servira à identifier ce qui doit être ajusté. Tactiquement, défensivement, dans la gestion des temps faibles, un adversaire de ce calibre révèle tout ce qu'un sparring-partner modeste dissimule.
C'est la philosophie d'un technicien expérimenté, qui sait qu'une préparation réussie se construit sur la lucidité, pas sur des scores flatteurs. Mieux vaut souffrir maintenant que découvrir ses limites en plein tournoi.
L'Argentine en ligne de mire, mais pas d'obsession
Car la suite s'annonce relevée. Au Mondial, l'Algérie devra croiser l'Autriche et l'Argentine, championne du monde en titre. De quoi nourrir tous les fantasmes et toutes les angoisses. Petkovic, lui, refuse de brûler les étapes. Il recommande d'avancer pas à pas, sans focaliser toute l'énergie sur le seul choc face à l'Albiceleste.
La sagesse du propos mérite d'être saluée. Une chose est certaine : se projeter trop loin, c'est risquer de trébucher tout près. L'Algérie a besoin d'un cap clair, pas d'un emballement précoce.
Pour la diaspora algérienne, nombreuse aux Pays-Bas comme partout en Europe, ce rendez-vous de Rotterdam aura déjà des airs de fête. Mais sur le terrain, l'enjeu est ailleurs : il s'agit de savoir si ce groupe a les armes pour exister face aux meilleurs.
Réponse mercredi soir. Et quelque chose nous dit que Petkovic en saura beaucoup plus sur ses Fennecs au coup de sifflet final.
*Source : Horizons*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





