Les Vertes en stage avant la Zambie
La sélection féminine a repris l'entraînement en vue des deux amicaux face aux Zambiennes, les 19 et 22 juillet à Blida. Dernière répétition avant la CAN au Maroc.
Pendant que le football masculin étale ses crises, les Vertes travaillent. Après une journée de repos, la sélection nationale féminine a repris le chemin de l'entraînement, cap sur la dernière ligne droite avant sa Coupe d'Afrique des nations. Au programme immédiat : deux matchs amicaux face à la Zambie, les 19 et 22 juillet au stade Mustapha-Tchaker de Blida, annoncés par la Fédération. Deux répétitions générales contre un adversaire de calibre continental, à quelques jours du grand rendez-vous marocain.
La Zambie, un test grandeur nature
Le choix du sparring-partner n'a rien d'anodin. Les Copper Queens comptent parmi les nations qui montent du football féminin africain, olympiques à Paris en 2024 et emmenées par des individualités évoluant au plus haut niveau, à l'image de leur star Barbra Banda. Affronter deux fois ce niveau d'opposition, dans les conditions de Tchaker, offre au staff des Vertes exactement ce qu'une préparation exige : de l'intensité, des repères et des réponses. Les enseignements de ces deux rencontres dessineront la hiérarchie définitive avant la liste finale. Et soyons francs : mieux vaut souffrir à Blida en juillet que découvrir le très haut niveau une fois la CAN commencée.
Une CAN au Maroc, le défi et le symbole
La compétition qui attend les Algériennes se déroulera fin juillet chez le voisin marocain, devenu la place forte du football féminin continental à coups d'investissements massifs : académie dédiée, championnat professionnalisé, finale de CAN disputée à domicile et Coupe du monde arrachée par les Lionnes de l'Atlas. Ce contraste entre les deux rives raconte tout l'enjeu pour les Vertes : exister dans un tournoi où l'écart ne se joue pas sur le talent brut, que l'Algérie possède, mais sur les années de structuration accumulées. Chaque performance des Algériennes au Maroc sera un plaidoyer pour que leur discipline obtienne enfin les moyens de ses ambitions.
L'ombre du dossier des primes
Impossible, enfin, d'évoquer cette préparation sans rappeler le contexte que nous documentions récemment : selon DZfoot, les joueuses attendraient toujours des primes liées à leur qualification, et leur réclamation aurait été mal accueillie en haut lieu, informations restées sans réponse officielle de la fédération. Si ces éléments se confirment, la sérénité affichée à l'entraînement n'en aurait que plus de mérite. Une chose est certaine : on n'a jamais construit une performance durable sur des joueuses qui doivent réclamer leur dû. La CAN offre à la FAF une occasion simple de prouver que ses sélections féminines comptent autrement que dans les communiqués.
Un rendez-vous à ne pas manquer, pour elles et pour le public
Ces deux amicaux de Blida sont aussi une invitation. Le public algérien, capable de remplir des stades pour ses U17, connaît encore trop peu sa sélection féminine, ses cadres, son jeu. Les 19 et 22 juillet, l'entrée sera celle d'un rendez-vous de préparation, mais l'enjeu dépasse le score : montrer à ces joueuses qu'elles ne partent pas seules au Maroc. Le jour où Tchaker vibrera pour les Vertes comme il a vibré pour les Verts, le football féminin algérien aura gagné son premier trophée. Celui-là ne dépend que de nous.
*Sources : FAF, DZfoot*
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