Adil Hamdani, 17 ans : la pépite de l'OL que la FAF courtise
Le jeune talent du centre de formation lyonnais fait l'unanimité, et la Fédération algérienne suit déjà son dossier de près. Portrait d'un espoir à ne pas laisser filer.
Il y a des noms qui circulent d'abord dans les couloirs des centres de formation avant d'atteindre le grand public. Celui d'Adil Hamdani, 17 ans, vient de franchir cette frontière. Selon La Gazette du Fennec, le jeune talent de l'académie de l'Olympique Lyonnais met tout le monde d'accord, recruteurs et éducateurs, au point que la Fédération algérienne de football suit désormais son dossier de près. Dans la grande bataille des binationaux, une nouvelle partie d'échecs commence.
L'école lyonnaise, un label qui ne trompe pas
Sortir du lot à l'OL n'est pas un détail de CV. Le centre de formation lyonnais reste l'un des plus productifs d'Europe, celui qui a façonné Benzema, Lacazette, Fekir ou plus récemment Cherki, avec une exigence technique reconnue dans tout le continent. Y être identifié à 17 ans comme un élément qui fait l'unanimité, c'est déjà un signal fort envoyé au marché. Les joueurs algériens connaissent bien la maison : Farès Chaïbi est né à Lyon, et la région lyonnaise reste l'un des bassins les plus féconds de la diaspora. Et soyons francs : quand l'OL retient un jeune, c'est rarement pour le laisser regarder les autres jouer.
La FAF a retenu la leçon des dossiers perdus
L'intérêt précoce de la fédération raconte une évolution stratégique. Pendant des années, l'Algérie a couru après ses binationaux une fois la vitrine médiatique allumée, quand la concurrence des Bleus devenait presque impossible à contrer. Les dossiers douloureux ont laissé des traces, et le cas Lamine Yamal, que le Maroc n'a jamais pu convaincre malgré des années d'efforts, rappelle que même les fédérations les mieux organisées perdent des batailles engagées trop tard. Identifier Hamdani à 17 ans, créer le lien avec la famille, montrer un projet : c'est exactement le travail de l'ombre qui a permis d'attacher les Maza, Hadj Moussa et autres Belazzoug au maillot vert avant que d'autres ne s'en mêlent. Une chose est certaine : les sélections se gagnent désormais dans les salons familiaux avant de se gagner sur les pelouses.
La prudence reste de mise
Gardons toutefois la tête froide. À 17 ans, rien n'est écrit : ni la carrière du garçon, ni son choix international, ni même son avenir à Lyon, où la concurrence interne est féroce et où les trajectoires de pépites annoncées se brisent chaque saison. Le courtiser ne signifie pas le convoquer demain, et le pire service à lui rendre serait d'en faire un symbole avant qu'il n'ait disputé un match professionnel. Le rôle de la FAF est de construire une relation, pas une pression. Les exemples de jeunes brûlés par une exposition prématurée remplissent les archives du football, et l'Algérie n'a pas besoin d'un espoir sacrifié de plus.
Un test pour la nouvelle politique des jeunes
Ce dossier tombe au moment où la fédération vient de confier ses U20 à Brahim Hemdani, ancien capitaine des Verts et binational lui-même, profil idéal pour parler à cette génération. La cohérence entre le scouting de la diaspora, les sélections de jeunes et le projet des A sera le vrai juge de paix de la reconstruction. Le jour où Adil Hamdani choisira son maillot international, on saura si l'Algérie a appris à séduire avant d'avoir besoin. D'ici là, laissons-le grandir. Les recruteurs, eux, ont déjà noté le nom.
*Source : La Gazette du Fennec*
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