CAN 2027 : ce qui attend l'Algérie dès septembre
Zambie, Togo, Burundi : le calendrier complet des éliminatoires est connu, et la campagne démarre le 21 septembre. Un groupe abordable, mais des Verts en chantier.
Le compte à rebours est lancé, et il est plus court qu'on ne le croit. Le 21 septembre, l'équipe d'Algérie recevra la Zambie pour ouvrir sa campagne de qualification à la CAN 2027, organisée du 19 juin au 17 juillet 2027 par le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, un retour de la compétition en Afrique de l'Est cinquante et un ans après l'Éthiopie 1976. Versés dans le groupe I avec la Zambie, le Togo et le Burundi, les Verts ont hérité d'un tirage clément sur le papier. Sur le papier seulement, car la sélection abordera cette campagne dans un état que personne n'avait anticipé.
Le calendrier complet des Verts
Le parcours se jouera sur trois fenêtres internationales. Ouverture à domicile face à la Zambie le 21 septembre, puis déplacement au Burundi le 6 octobre. En novembre, double confrontation face au Togo : réception le 9, puis match retour à Lomé le 17. La campagne se conclura en mars 2027 par un déplacement en Zambie et la réception du Burundi. Les deux premiers du groupe se qualifient directement pour la phase finale. Six matchs, trois adversaires que l'Algérie connaît bien, et une équation comptable simple : les Verts, quart-de-finalistes de la dernière CAN au Maroc, partent largement favoris. Une chose est certaine : dans ce groupe, le seul adversaire capable de faire dérailler l'Algérie, c'est l'Algérie elle-même.
La Zambie, seul vrai test du groupe
Hiérarchisons les dangers. Les Chipolopolos restent l'adversaire le plus consistant, habitués des joutes continentales et champions d'Afrique 2012, avec une génération qui s'est requinquée ces dernières années. Le Togo d'Emmanuel Adebayor, retraité depuis longtemps, cherche encore sa relance mais reste piégeux à Lomé, où les conditions de jeu ont toujours compliqué la vie des visiteurs. Le Burundi, enfin, a déjà montré par le passé qu'il savait accrocher les grands sur ses terres. Rien d'insurmontable, tout de piégeux : exactement le type de groupe où les grandes nations se qualifient sans briller ou trébuchent par excès de confiance.
Le vrai problème n'est pas dans le groupe, il est sur le banc
Car voilà l'angle mort de ce calendrier : au 15 juillet, l'Algérie n'a ni sélectionneur, ni staff, ni cap. Le divorce avec Vladimir Petkovic s'enlise dans des négociations de résiliation, la piste Antar Yahia a tourné au fiasco de communication, et les révélations sur la gestion fédérale occupent le devant de la scène. Pendant ce temps, les jours filent : il reste à peine plus de deux mois avant la réception de la Zambie. Le futur technicien devra composer sa première liste, installer ses idées et gérer un vestiaire en pleine transition, tout cela en quelques semaines. Et soyons francs : un groupe facile ne pardonne qu'aux équipes bien dirigées.
Une campagne pour reconstruire, pas seulement pour se qualifier
Ces six matchs offrent pourtant une opportunité en or : lancer le nouveau cycle dans des conditions favorables. Face à des adversaires abordables, le futur sélectionneur pourra installer la génération Maza, Hadj Moussa, Belaïd et Tougaï, tester un gardien d'avenir et bâtir une identité de jeu sans la pression d'un groupe de la mort. La qualification est un minimum ; la manière sera le vrai baromètre. Le jour où les Verts transformeront ces éliminatoires en laboratoire assumé du renouveau, la CAN 2027 cessera d'être une échéance pour devenir une ambition. Premier élément de réponse le 21 septembre. Avec qui sur le banc ?
*Sources : La Gazette du Fennec, TSA, Algerie360*
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