Petkovic : comment la FAF veut le pousser vers la sortie
Le sélectionneur refuse de démissionner, alors la FAF applique le contrat à la lettre et vise ses adjoints. Objectif : le pousser dehors sans payer la note.
L'Algérie a un sélectionneur qu'elle ne veut plus, et un sélectionneur qui ne veut pas partir. De ce bras de fer, la FAF a fait une stratégie.
Après l'élimination des Verts face à la Suisse (0-2) au Mondial 2026, la Fédération a décidé de tourner la page Vladimir Petkovic. Problème : le technicien refuse un départ volontaire, et son contrat court jusqu'en 2028. Alors, plutôt qu'une rupture coûteuse, la FAF prépare une sortie en douceur, ou presque.
Une rupture que personne ne veut assumer
Licencier Petkovic reviendrait à solder une indemnité salée. La Fédération veut éviter cette facture. Sa méthode : rendre la situation suffisamment inconfortable pour pousser le sélectionneur à réfléchir de lui-même. Un divorce sans procès, mais sans tendresse non plus.
On ne divorce pas d'un contrat, on le rend invivable.
La méthode des petits pas
Premier levier : appliquer à la lettre les clauses jusqu'ici peu respectées, à commencer par l'obligation de résider en Algérie trois semaines par mois. Deuxième levier : recomposer le staff. La FAF envisage de résilier les contrats des trois adjoints de Petkovic — Davide Morandi, Paolo Rongoni et Guido Nanni — dont les indemnités pèsent bien moins lourd que celle du sélectionneur. Isoler le patron pour mieux l'inciter vers la porte.
La FAF ne veut pas payer pour tourner la page.
Yahia, Ziani : les visages du renouveau
Pour l'après, deux noms séduisent déjà la rue algérienne. Antar Yahia, qui suit une formation d'entraîneur en France, et Karim Ziani, actuellement à la tête des U-16 nationaux, incarnent un football algérien qui parle aux supporters. Deux anciens internationaux au vécu européen, populaires, capables de renouer un lien parfois distendu entre la sélection et son public.
Yahia et Ziani, deux noms que la rue réclame.
Cette stratégie de patience vise à tenir jusqu'à l'échéance du contrat en 2028, ou à provoquer un déclic plus tôt. Reste une inconnue de taille : une équipe nationale peut-elle se reconstruire sereinement tant que la question du banc n'est pas tranchée ?
Chiffres clés
- Contrat de Petkovic courant jusqu'en 2028
- Élimination au Mondial 2026 face à la Suisse (0-2)
- Clause peu appliquée : résidence en Algérie 3 semaines par mois
*Source : L'Algérie Aujourd'hui*
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