Fennecs : l'ex-adjoint de Belmadi trace la reconstruction
Interrogé pendant le Mondial, Serge Romano pointe la défense et la préparation collective comme clés du renouveau algérien. Un plan qui divise déjà.
L'Algérie a quitté le Mondial 2026 avec des questions plein les valises. L'une des réponses vient d'un homme qui connaît la maison de l'intérieur.
Serge Romano, ancien adjoint de Djamel Belmadi, a livré durant la compétition une lecture sans détour de ce que doivent devenir les Fennecs. Son propos ne cherche pas le coupable : il trace une direction.
Le talent n'a jamais été le problème
Pour Romano, l'écart entre l'Afrique et l'Europe ne se mesure pas au niveau individuel. Les internationaux algériens évoluent dans les meilleurs championnats du continent. Ce qui manque, c'est la préparation collective : des confrontations régulières face aux grandes nations, une stabilité d'effectif, une continuité dans le travail. On ne construit pas une équipe compétitive en quelques stages éclatés dans l'année.
Le talent algérien n'a jamais été le problème.
La défense, chantier numéro un
Le cœur du diagnostic est là. En phase à élimination directe, les Verts ont proposé un jeu ouvert, laissant des espaces que des adversaires mieux disciplinés ont exploités. Romano ne prône pas un repli frileux : il plaide pour un effort défensif partagé par les onze, pas seulement délégué aux défenseurs. C'est une philosophie autant qu'une consigne.
On ne défend pas à quatre, on défend à onze.
La fin d'une ère, l'aube d'une autre
Le départ de Riyad Mahrez referme un chapitre glorieux, celui d'une génération qui a offert une Coupe d'Afrique et des soirées inoubliables à la diaspora. Cette transition n'est pas un deuil : c'est une porte. Elle invite à intégrer progressivement les jeunes, les binationaux et les expatriés qui frappent à l'entrée. Romano ne renie pas l'ADN offensif algérien, hérité de Belloumi et Madjer ; il demande simplement de l'accompagner d'une rigueur nouvelle.
Garder l'audace, ajouter la rigueur : tout le défi est là.
Reconstruire ne veut pas dire tout jeter. Cela veut dire équilibrer, transmettre, structurer. L'Algérie a les joueurs ; il lui reste à retrouver un collectif capable de rivaliser au sommet. La feuille de route est écrite. Reste à trouver la main pour la tenir.
*Source : LNR-DZ*
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