Hadj Moussa ou Mahrez : Petkovic face à un vrai dilemme
À J-1 de Pays-Bas-Algérie, le sélectionneur hésite entre l'expérience du capitaine et la fougue du joueur de Feyenoord, à domicile au De Kuip.
C'est sans doute le choix le plus regardé de la feuille de match. À la veille du test grandeur nature des Verts face aux Pays-Bas mercredi à Rotterdam, Vladimir Petkovic est confronté à un vrai dilemme sur l'aile droite. Faut-il aligner Riyad Mahrez, le capitaine légendaire aux 113 sélections, ou Anis Hadj Moussa, l'ailier vif qui jouera à domicile au De Kuip avec son club ? Le sélectionneur lui-même a reconnu publiquement la difficulté du choix. Et soyons francs : c'est exactement le genre de dilemme qu'on aime quand il révèle la richesse d'un effectif.
Deux profils, deux philosophies, et un seul poste à pourvoir au coup d'envoi. Les supporters algériens, en Algérie comme dans la diaspora, scrutent chaque indice depuis le rassemblement.
Petkovic a posé le dilemme lui-même
Le sélectionneur n'a pas cherché à dissimuler son embarras. Dimanche en conférence de presse à Baraki, il a glissé une phrase qui en disait long : "Je suis content que ce n'est pas encore aujourd'hui que je dois choisir entre Hadj Moussa et Mahrez avant l'Argentine car ce sera difficile pour moi." Une déclaration qui place les deux ailiers sur un pied d'égalité aux yeux du coach.
C'est rare, et c'est révélateur. Voir un sélectionneur reconnaître qu'un de ses jeunes met en concurrence un capitaine de la dimension de Mahrez prouve à quel point Hadj Moussa a franchi des paliers ces derniers mois. Le natif de Rotterdam a forcé le respect par ses performances à Feyenoord.
Mahrez, le poids des chiffres et de l'histoire
L'expérience parle pour le Mancunien. À 35 ans, Riyad Mahrez compte 113 sélections avec les Verts, est le passeur décisif numéro un de l'histoire de la sélection avec 39 offrandes, et occupe la deuxième place des meilleurs buteurs algériens de tous les temps avec 39 réalisations, juste derrière l'emblématique Islam Slimani et ses 46 buts. Des chiffres qui rappellent qu'on ne se sépare pas si facilement d'un homme aussi décisif.
Sa stature de capitaine, sa froideur dans les grands moments, sa capacité à débloquer un match d'un éclair restent des arguments massifs. Au Mondial 2026, son leadership sera précieux dans une équipe jeune. Mahrez a probablement encore une dernière grande compétition dans les jambes pour marquer l'Histoire.
Hadj Moussa, l'ailier à domicile
Face à lui, Anis Hadj Moussa avance avec deux atouts qui collent parfaitement au match de mercredi. D'abord, sa vivacité et sa capacité à provoquer des un-contre-un, qualités précieuses pour percer un bloc néerlandais qui aime contrôler. Ensuite, et c'est l'angle qui fait sens : le joueur de Feyenoord évoluera au De Kuip, le stade qu'il connaît par cœur, dans la ville où il joue toute l'année.
Selon des échos en provenance de Rotterdam relayés par la Gazette du Fennec, Hadj Moussa serait pressenti pour débuter ce mercredi. Un choix fort, mais nullement une surprise. Lancer un joueur sur sa pelouse de club, c'est le mettre dans les meilleures dispositions psychologiques pour briller.
Et si le tandem fonctionnait ?
Reste une troisième option, intelligente, que Petkovic a déjà testée. En novembre dernier face à l'Arabie saoudite, le sélectionneur avait aligné Mahrez et Hadj Moussa simultanément. Une formule qui n'a pas été abandonnée. On pourrait donc imaginer un onze de départ avec l'un des deux, puis voir l'autre entrer en seconde période pour rafraîchir l'attaque, voire les coupler dans certaines séquences.
C'est sans doute la lecture la plus probable du match de mercredi : un partage du temps de jeu pour tester les deux configurations avant l'Argentine. Une chose est certaine : l'Algérie sera mieux armée si elle peut compter sur ses deux ailiers droits, plutôt que d'en privilégier un seul.
Et maintenant ?
Le verdict tombera mercredi à 21h00 au De Kuip. Quelle que soit la décision de Petkovic, elle sera scrutée comme un signal envoyé pour le Mondial. Mahrez d'entrée, ce serait la fidélité à la hiérarchie. Hadj Moussa titulaire, ce serait un message fort sur la jeune génération qui pousse. Dans tous les cas, l'Algérie tient là un luxe rare : deux profils complémentaires pour un seul poste. Petkovic l'a dit lui-même : ce n'est pas un problème, c'est une chance.
*Source : La Gazette du Fennec*
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