Belaïd rêve grand pour l'Algérie : le défenseur ambitieux
Convoqué pour la Coupe du Monde 2026, Zineddine Belaïd ne cache ni son enthousiasme ni ses ambitions. Portrait du jeune défenseur appelé à grandir avec les Verts.
À quelques jours du grand rendez-vous américain, les voix des Verts se libèrent une à une. Zineddine Belaïd ne fait pas exception. Le défenseur algérien, retenu dans la liste des 26 de Vladimir Petkovic pour la Coupe du Monde 2026, n'a pas caché son enthousiasme à l'idée de disputer ce rendez-vous planétaire, ni ses ambitions de voir les Fennecs réaliser un grand parcours aux États-Unis. Et soyons francs : quand un jeune défenseur affiche cette confiance avant son premier Mondial, c'est plutôt bon signe pour la sélection.
Derrière ce discours conquérant, il y a un profil et une histoire. Celle d'un joueur qui a su gagner sa place chez les Verts par le travail, dans l'ombre des grands noms du secteur défensif.
Le pari assumé de Petkovic
Retenir Belaïd parmi les 26, ce n'est pas un choix anodin. Aux côtés d'Aïssa Mandi, Ramy Bensebaïni, Rayan Aït-Nouri, Jaouen Hadjam, Samir Chergui, Achref Abada et Rafik Belghali, le natif des Verts complète un secteur défensif riche et varié. Petkovic envoie un message clair : il fait confiance à la nouvelle génération autant qu'à l'expérience.
Dans un format de 26 joueurs autorisé pour la première fois en Coupe du Monde, le sélectionneur a misé sur la profondeur. Belaïd incarne cette profondeur, ce vivier sur lequel le coach pourra s'appuyer en cas de coup dur, ou pour rafraîchir son onze sur la longueur d'un tournoi exigeant. À ce niveau, les remplaçants ne sont jamais des figurants. On ne devient pas champion sans son banc.
Un état d'esprit qui parle aux supporters
Des mots qui résonnent fort à un mois d'un Mondial où l'Algérie affronte d'entrée l'Argentine de Messi, championne du monde. En affichant son optimisme avant même le coup d'envoi, Belaïd s'inscrit dans la lignée d'une génération qui refuse de baisser les yeux face aux favoris. C'est ce qu'attend la diaspora algérienne, de Lyon à Bruxelles, de Montréal à Marseille : des joueurs qui osent rêver à voix haute.
Car l'histoire des Verts l'a souvent prouvé. Quand l'Algérie joue libérée, sans complexes, elle devient capable du meilleur. Le souvenir du Mondial 2014 reste vivace : une équipe qui avait fait douter l'Allemagne future championne du monde, jusqu'aux prolongations. Belaïd et ses coéquipiers ont à cœur d'écrire leur propre page.
Le Mondial comme accélérateur de carrière
Il y a aussi un autre enjeu, plus personnel. Pour un défenseur jeune, le Mondial reste la vitrine ultime. Le moindre match disputé sous le maillot des Verts face à des stars mondiales peut transformer une carrière, attirer le regard de clubs européens plus huppés, faire grimper une cote. Belaïd le sait sans doute mieux que personne.
À l'image de ce qu'avait été le Mondial 2014 pour des joueurs comme Mahrez à l'époque, l'aventure américaine peut devenir un tremplin. Quelques bonnes performances suffiraient à inscrire son nom dans une autre catégorie. Une chose est certaine : le maillot vert n'a jamais été un fardeau, il a toujours été un accélérateur.
Et maintenant ?
Reste à transformer les rêves en réalité, et l'ambition en performance. Les Verts s'envolent dès ce lundi pour Rotterdam, où les attend un test face aux Pays-Bas le 3 juin, avant le grand départ pour Kansas City. Belaïd y aura sans doute du temps de jeu, l'occasion d'engranger des minutes précieuses. Pour le reste, rendez-vous le 17 juin face à l'Argentine. C'est là que les rêves deviendront sérieux.
*Source : Le Soir d'Algérie*
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