Benbot revient en sélection : "J'ai vidé mon sac"
Retraité international sur un coup de tête après la CAN, le gardien de l'USMA fait marche arrière. Récit d'une réconciliation à quelques jours du Mondial.
Il y a des décisions prises à chaud que l'on regrette à froid. Oussama Benbot en sait quelque chose. Le gardien de l'USMA, qui avait claqué la porte de la sélection en janvier, est revenu sur ses pas. Et il l'assume, avec une franchise rare dans le milieu.
Une retraite à chaud
Tout est parti de la désillusion. Après l'élimination de l'Algérie en quarts de finale de la CAN 2025, Benbot avait annoncé sa retraite internationale, à froid en apparence, mais à chaud dans le cœur. Quelques mois plus tard, le portier reconnaît son erreur : « J'ai pris une décision hâtive. Mon annonce de retraite était presque précipitée. » Une retraite annoncée à chaud, un retour réfléchi à froid.
La discussion qui débloque tout
Le déclic est venu d'un face-à-face. Benbot a sollicité un entretien avec le président de la Fédération pour vider son sac. « J'ai ouvert mon cœur au président, puis nous avons eu plusieurs échanges et réunions avec le coach, et tout s'est arrangé », explique-t-il. Le dialogue a fait son œuvre là où l'orgueil avait fermé les portes. Benbot a vidé son sac pour mieux retrouver les Verts.
Un retour qui tombe à pic
À 31 ans, le gardien retrouve le groupe au meilleur moment. L'Algérie prépare deux matchs amicaux, face aux Pays-Bas le 3 juin puis la Bolivie le 10 juin, avant de lancer sa campagne mondiale contre l'Argentine. Dans une hiérarchie de gardiens en pleine recomposition, son expérience devient un atout précieux pour Vladimir Petkovic. On ne tourne pas le dos aux Fennecs sur un coup de tête.
Le débat de la fierté
Reste que ce retour ne fait pas l'unanimité. Certains saluent la maturité d'un homme capable de reconnaître son erreur et de revenir servir son pays. D'autres estiment qu'une retraite annoncée publiquement engage, et qu'on ne devrait pas y revenir si facilement. Le débat est légitime, et il dépasse le seul cas Benbot : jusqu'où un joueur peut-il changer d'avis sans abîmer sa parole ?
Une chose est certaine : à l'aube d'un Mondial, l'Algérie préfère un gardien expérimenté réconcilié qu'un talent parti sur un malentendu. Benbot a rangé son orgueil au vestiaire. Au terrain, désormais, de parler.
*Source : La Gazette du Fennec*
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