Boudaoui et Nice : le casse-tête du Mondial 2026
À Nice, le départ en sélection de Boudaoui et d'Ali Abdi en plein barrage a tourné au conflit avec la FIFA. Le Mondial bouscule déjà les calendriers européens.
Un Mondial, ça ne se range pas dans un coin du calendrier. Ça percute tout, y compris les matchs les plus brûlants d'un club. L'OGC Nice vient de l'apprendre à ses dépens, pris en étau entre ses barrages de Ligue 1 et les convocations internationales de ses cadres, dont l'Algérien Hicham Boudaoui.
Le calendrier qui fâche
La FIFA a fixé au 25 mai la date limite pour libérer les joueurs en vue de la préparation du Mondial 2026. Problème : Nice jouait au même moment son maintien lors d'un barrage décisif face à Saint-Étienne. Deux logiques se heurtent, celle du club qui veut sauver sa saison, et celle des sélections qui réclament leurs hommes. Le Mondial n'attend pas les barrages, et Nice l'a appris à ses dépens.
Ali Abdi, l'autre Fennec coincé
Le cas le plus médiatisé concerne Ali Abdi, le latéral gauche tunisien des Aiglons. Présent au match aller, il a manqué le retour. Nice a tenté de négocier avec la Fédération tunisienne pour le récupérer, en vain : le sélectionneur Sabri Lamouchi a refusé de relâcher son joueur, rappelant que le règlement était de son côté. Boudaoui, lui aussi appelé par l'Algérie, s'inscrit dans la même équation. Club ou pays : à ce jeu, le club perd presque toujours.
Une grogne légitime mais une règle implacable
L'absence d'Abdi a nourri la frustration des supporters niçois, contraignant la direction à se justifier publiquement. Elle a expliqué avoir engagé des discussions avec la fédération, sans parvenir à un accord, faute d'un calendrier compatible. Difficile de donner tort au club sur le plan sportif. Difficile, aussi, de reprocher à un sélectionneur de vouloir préparer sereinement la plus grande compétition de la planète.
Un avant-goût des tensions à venir
Ce bras de fer niçois n'est qu'un échantillon. À mesure que le Mondial 2026 approche, ces conflits de dates vont se multiplier dans toute l'Europe, partout où des internationaux jouent encore des matchs capitaux en club. Boudaoui et Abdi sont partis ; Nice est resté seul face au danger. Et la question dépasse largement la Côte d'Azur : comment concilier l'intérêt des clubs, qui paient les salaires, et celui des sélections, qui font vibrer des nations entières ?
La diaspora algérienne, elle, retiendra surtout que Boudaoui a répondu présent pour les Verts. Le reste n'est qu'une affaire de calendrier mal ficelé. Mais ces affaires-là, parfois, coûtent une place en Ligue 1.
*Source : La Gazette du Fennec*
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