Abdelli écarté à l'OM : son Mondial 2026 menacé
Arrivé cet hiver à Marseille, le milieu algérien ne joue plus et serait en froid avec Habib Beye. À quelques semaines du Mondial, l'alarme est réelle.
Un transfert dans un grand club, ça devait être l'accélérateur de carrière. Pour Himad Abdelli, l'arrivée à l'Olympique de Marseille cet hiver ressemble plutôt à un coup de frein brutal.
Le scénario inquiète tous ceux qui suivent les Verts. Le milieu de terrain, dont le profil créatif avait séduit cadors et observateurs, vit une fin de saison à contre-courant. Son temps de jeu a fondu, et la rumeur d'une mésentente avec l'entraîneur Habib Beye n'arrange rien. Selon les informations relayées, il aurait été écarté du groupe pour le reste de l'exercice. Pour un joueur qui devait franchir un palier, c'est un retour de bâton sévère.
Quand le club freine, la sélection trinque
Le football ne pardonne pas l'inactivité. Un milieu qui ne joue plus perd ses repères, son rythme, sa confiance. Et le calendrier ne lui laisse aucun répit. La Coupe du monde 2026 arrive, et le sélectionneur Vladimir Petkovic devait transmettre à la FIFA sa liste élargie avant l'échéance du 13 mai. Le nom d'Abdelli y figure. Mais figurer sur une liste élargie et embarquer pour le Mondial, ce sont deux choses différentes.
Là est tout le drame du moment. Petkovic juge ses joueurs sur ce qu'ils montrent, pas sur ce qu'ils valaient en automne. Un Abdelli relégué en tribune ne peut pas peser dans une hiérarchie où la concurrence au milieu est féroce. Le talent ne suffit jamais quand le terrain manque.
Un avertissement pour la diaspora des Verts
Le cas d'Abdelli résonne au-delà de sa personne. Il rappelle une vérité que connaissent bien les joueurs binationaux formés en France : un choix de club au mauvais moment peut briser un élan international. La même actualité a vu la FAF et Petkovic refuser l'appel du pied de Yacine Adli, désormais à Al Shabab, dont la participation au Mondial est écartée. Deux profils, deux trajectoires contrariées, un même message.
Et soyons francs : personne ne souhaitait voir Abdelli dans cette position. Son association balle au pied avait de quoi enrichir le jeu algérien. Mais le football se moque des bonnes intentions. Il compte les minutes.
Reste une fenêtre, étroite mais réelle. Un Abdelli qui clarifie sa situation, retrouve la confiance d'un staff et quelques bouts de match peut renverser la perception. Les sélectionneurs aiment les joueurs qui réagissent. Encore faut-il en avoir l'occasion.
Le jeune homme a montré qu'il avait les qualités. Il doit maintenant prouver qu'il a le caractère. Le Mondial ne se gagne pas seulement avec les pieds, mais aussi avec la tête, bien avant le premier coup d'envoi.
_Source : Horizons_
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