Le jour J vire au grand n'importe quoi
La date butoir du 20 août fixée par Walid Sadi expire ce jeudi sans annonce officielle, pendant que trois versions contradictoires circulent sur l'identité du futur sélectionneur des Verts.
Nous y sommes, et nous n'y sommes pas. Ce jeudi 20 août marque l'expiration de la date butoir fixée publiquement par Walid Sadi pour boucler la succession de Vladimir Petkovic. Sauf annonce de dernière minute, la promesse ne sera pas tenue. Pire : à l'heure où ces lignes sont écrites, trois versions totalement contradictoires circulent dans la presse spécialisée sur l'état réel du dossier. Bienvenue dans le feuilleton le plus illisible de l'été algérien.
Trois récits pour un seul banc
Première version, la plus spectaculaire : selon le journaliste Mohamed Boukhroufa, relayé par Fennec Football, un technicien portugais nommé Paulo Pinto aurait déjà signé son contrat électronique, avec une présentation annoncée « au plus tard le jeudi 20 août » et un budget staff arrêté à 200 000 euros mensuels. Dans ce récit, Félix Sánchez aurait même tenté sa chance trop tard, la porte lui étant claquée au nez.
Deuxième version, celle de Dzair Tube : Paulo Bento et Félix Sánchez auraient tous deux donné leur accord de principe, la FAF temporiserait encore, et l'annonce officielle serait repoussée dans une fenêtre du 25 au 30 août. Troisième version enfin, signée du journaliste Lamine Benchbir : la piste Bento serait définitivement enterrée, et la fédération négocierait en parallèle avec deux entraîneurs actuellement sous contrat, dont les identités n'ont pas filtré.
Et soyons francs : ces trois récits ne peuvent pas être vrais en même temps. Soit un contrat est signé, soit rien n'est tranché. Soit Bento est écarté, soit il tient la corde. Quelque part dans cette cacophonie, des sources se trompent ou sont instrumentalisées, et le supporter algérien, lui, ne sait plus à quel saint se vouer.
Le vrai problème n'est pas le retard, c'est le bruit
Qu'une fédération prenne son temps pour un choix aussi structurant, personne de sensé ne le reprochera. Le précédent Petkovic a rappelé le coût d'un pari mal calibré, et quelques jours de plus valent mieux qu'une erreur de casting à 200 000 euros par mois. Le problème est ailleurs : dans l'incapacité à maîtriser la communication d'un dossier stratégique. Chaque fuite contradictoire abîme la crédibilité du processus, expose la FAF aux pressions et transforme une décision sportive en téléréalité.
Pendant ce temps, le calendrier avance, lui, sans confusion aucune : le rassemblement de septembre approche, avec le début des qualifications de la CAN 2027. Le futur sélectionneur, quel que soit son nom, devra composer sa première liste dans des délais intenables, découvrir un groupe et lancer un projet en quelques jours.
L'heure des comptes approche
Une chose est certaine : plus le silence officiel se prolonge, plus l'annonce finale devra être convaincante. Si le nom dévoilé dans les prochains jours justifie l'attente par son envergure, cette séquence sera vite pardonnée. Si la montagne accouche d'un choix par défaut, la gestion de cet été restera comme un cas d'école de ce qu'il ne faut pas faire.
Le jour où le sélectionneur sera enfin présenté à Sidi Moussa, une seule question comptera : le projet est-il à la hauteur du temps qu'on a mis à le choisir ? La réponse, elle, ne pourra pas être contradictoire.
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