EN DIRECT · SCORES⚙ RÉDACTION
← Accueil›Équipe Nationale
Débat

Coach algérien ou étranger : la presse a-t-elle deux visages ?

Belmadi hier, Hemdani aujourd'hui : la presse se montre plus dure avec un sélectionneur algérien qu'avec un étranger. Un deux poids, deux mesures.

Mohamed Filali· Rédacteur en chef··⏱ 4 min·👁 2541454 vues
Coach algérien ou étranger : la presse a-t-elle deux visages ?

Brahim Hemdani n'a dirigé que deux matchs officiels. Pourtant, son nom n'a jamais autant circulé. Affaire Aït-Nouri, rumeur Bensebaïni, phrase d'après-match disséquée : en quelques semaines, le sélectionneur a été placé sous un feu permanent. Une question mérite d'être posée : aurait-on réservé le même traitement à un technicien étranger ?

📊 Sondage
Un coach algérien est-il jugé plus durement ?
Oui, c'est flagrant
Non, chacun est jugé sur ses résultats
Oui, mais c'est l'exigence du public
0 vote · Cliquez pour voter

Deux ans et demi contre deux matchs

Vladimir Petković a été nommé le 29 février 2024 et a quitté ses fonctions début août 2026, d'un commun accord avec la FAF. Près de deux ans et demi sur le banc, une qualification pour la Coupe du monde, une élimination en seizièmes de finale face à la Suisse. Le technicien suisse a été critiqué, mais le plus souvent sur le terrain sportif, et rarement avec la virulence que l'on observe aujourd'hui.

En deux matchs, Hemdani a déjà essuyé plus de tempêtes que son prédécesseur en près de deux ans et demi. Le contraste interpelle.

L'ère Belmadi, un précédent

Ce n'est pas une première. Djamel Belmadi, pourtant champion d'Afrique en 2019, a connu des conférences de presse souvent électriques. Un journaliste algérien lui avait un jour demandé si la révélation publique de son salaire le perturbait. Après l'élimination face à la Mauritanie à la CAN 2023, la première question rappelait qu'il devenait le premier sélectionneur algérien éliminé deux fois au premier tour, sans évoquer le titre de 2019.

Il faut être juste : la communication de Belmadi, parfois cassante, a aussi alimenté ces tensions. Mais certaines questions relevaient davantage du règlement de comptes que de l'analyse sportive. On imagine mal les mêmes questions posées à Petković.

Une retenue sélective

Et soyons francs… face à un technicien étranger, une partie de la presse adopte spontanément une forme de déférence. On écoute, on traduit, on nuance. Face à un Algérien, le ton change : la familiarité autorise tout, y compris le déplacé. Comme si le sélectionneur « du pays » devait sans cesse prouver sa légitimité, là où l'étranger en serait doté d'office.

Ce deux poids, deux mesures est injuste. Il l'est d'autant plus que l'Algérie a remporté ses deux Coupes d'Afrique, en 1990 et 2019, avec des sélectionneurs algériens.

À qui profite le bruit ?

Le nombre de polémiques en si peu de temps finit par interroger. Une rumeur de rupture avec Bensebaïni, démentie dans la foulée par une source interne et par le joueur lui-même, a fait le tour des réseaux en quelques heures. Une phrase prudente après un nul à l'extérieur est devenue une affaire. À qui profite ce climat ? À ceux qui rêvaient d'un grand nom étranger ? À des entourages de joueurs mécontents de leur statut ? Aux comptes qui vivent du buzz ? Nous n'avons pas la réponse, mais la question mérite d'être posée.

L'équipe nationale avant tout

Une chose est certaine : l'exigence doit être la même pour tous. Critiquer un choix tactique, un coaching ou une composition, c'est le rôle de la presse, et DzChronique ne s'en prive pas. Mais la critique doit porter sur le travail, jamais sur l'origine de celui qui l'accomplit. Chez nous, on parle d'abord de l'équipe nationale, peu importe qui est assis sur le banc.

Le jour où un sélectionneur algérien sera jugé avec la même mesure qu'un technicien étranger, le football algérien aura fait un vrai pas vers la maturité.

Reçois l'actu des Verts par mail
Le meilleur du football algérien & africain, directement dans ta boîte.
📘 Facebook𝕏 Twitter💬 WhatsApp💼 LinkedIn

Réactions (0)

🛡️ Commentaires modérés

Soyez le premier à réagir !

À lire aussi
↓
↑
Bourabaa, convoqué mais jamais entré : il réagit
Bourabaa, convoqué mais jamais entré : il réagit
Bensebaïni–Hemdani : autopsie d'une rumeur
Bensebaïni–Hemdani : autopsie d'une rumeur
Bourabaa, convoqué mais jamais entré : il réagit
Équipe Nationale
Bourabaa, convoqué mais jamais entré : il réagit
Bensebaïni–Hemdani : autopsie d'une rumeur
Équipe Nationale
Bensebaïni–Hemdani : autopsie d'une rumeur
Algérie–Niger : le premier laboratoire de Hemdani
Équipe Nationale
Algérie–Niger : le premier laboratoire de Hemdani
Hemdani : un mois en poste et déjà au cœur de tous les débats
Équipe Nationale
Hemdani : un mois en poste et déjà au cœur de tous les débats
U23 : l'Afrique du Sud pour jauger la relève
Équipe Nationale
U23 : l'Afrique du Sud pour jauger la relève