Bensebaïni–Hemdani : autopsie d'une rumeur
Un départ annoncé sur X, un démenti sec, une story depuis Sidi Moussa : retour sur la rumeur qui a secoué les Verts en vingt-quatre heures.
Une rumeur née en quelques heures
Mercredi après-midi, à peine rentrés d'un déplacement éprouvant à Bujumbura, les Verts ont vu leur capitaine au cœur d'une tempête numérique. Selon des messages relayés sur X, Ramy Bensebaïni aurait quitté le rassemblement après un accrochage avec Brahim Hemdani. Certains sont allés plus loin, affirmant que le défenseur de Dortmund ne reviendrait pas tant que Hemdani occuperait le banc.
Un terrain propice
Le contexte s'y prêtait. Cinq jours plus tôt, face à la Zambie, Rayan Aït-Nouri avait refusé d'entrer en jeu, provoquant un échange tendu avec son sélectionneur sur le banc. Le latéral de Manchester City a été renvoyé du rassemblement dès le lendemain. Puis est venu le nul arraché au Burundi (2-2), après avoir été mené de deux buts en douze minutes. Un sélectionneur qui débute, un cadre écarté, un résultat décevant : tous les ingrédients étaient réunis pour qu'un second « clash » paraisse crédible.
Et soyons francs : beaucoup y ont cru parce qu'ils avaient envie d'y croire. Ceux qui doutaient de la nomination de Hemdani ont vu dans cette rumeur la confirmation d'une autorité fragile.
Le démenti, puis la preuve
La réponse n'a pas tardé. Interrogée par La Gazette du Fennec, une source interne à la sélection a qualifié l'information de « pur mensonge » et décrit une ambiance « sereine ». Le média winwin a confirmé cette version, écartant tout conflit comme toute rébellion du joueur.
Bensebaïni s'est ensuite chargé lui-même de clore le débat, avec une story publiée depuis le Centre technique national de Sidi Moussa, en salle de musculation aux côtés de ses coéquipiers. Ibrahim Maza a lui aussi publié une photo qui coupe court aux spéculations. L'entourage des Verts a dénoncé des pratiques qui nuisent à la stabilité du groupe et parasitent sa préparation.
Ce que révèle l'épisode
Cette affaire en dit plus sur l'environnement des Verts que sur Bensebaïni. Depuis les retraites internationales de Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, il est devenu le cadre principal de ce groupe. Le viser, c'est viser la colonne vertébrale du vestiaire.
Hemdani, lui, a choisi le silence sur l'affaire Aït-Nouri, refusant d'alimenter la polémique en conférence de presse. Une ligne de conduite qui n'a pas suffi à éteindre les bruits de couloir.
Une chose est certaine : le nouveau sélectionneur travaille sous une loupe que ses prédécesseurs ont rarement connue aussi tôt. Chaque regard sur le banc, chaque remplacement, chaque absence à l'entraînement sera désormais scruté et interprété.
Rendez-vous à Tizi Ouzou
La meilleure réponse viendra du terrain. Mardi 6 octobre, à 20h30, les Verts recevront le Niger au stade Hocine-Aït-Ahmed. Un match amical, sans enjeu comptable, mais qui offrira une image attendue : celle d'un groupe réuni autour de son capitaine et de son sélectionneur.
Le jour où les Verts gagneront avec régularité, les rumeurs perdront leur public. D'ici là, chaque contre-performance continuera d'ouvrir la porte aux scénarios les plus fous.
*Sources : La Gazette du Fennec, TSA, Afrik-Foot, Algérie 360, Fennec Football, Foot Africa.*
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