Benzia préfère le Golfe à la Ligue 1
Courtisé par plusieurs clubs algériens dont la JSK, l'ancien international aurait reçu une offre saoudienne à 1,5 million de dollars par an. Le championnat national peut-il rivaliser ?
Le mercato algérien rêvait d'un retour de plus, il devra probablement patienter. Convoité par plusieurs clubs de Ligue 1, dont la JS Kabylie, Yassine Benzia serait davantage attiré par le Golfe que par le championnat national, rapporte Compétition. Selon une source jugée fiable par le quotidien, l'ancien international des Verts aurait reçu une offre d'un club saoudien portant sur un salaire annuel d'1,5 million de dollars, sans avoir encore tranché. Un chiffre qui, à lui seul, résume le combat inégal que livre la Ligue 1 algérienne sur le marché de ses propres enfants.
Un profil qui affolait légitimement les recruteurs locaux
On comprend l'intérêt des clubs algériens. À 31 ans, Benzia reste un gaucher d'élégance rare, capable d'évoluer en meneur comme en soutien d'attaquant, avec un vécu européen consistant de Lyon à Lille en passant par Dijon et la Turquie. Pour une JSK en pleine reconstruction ambitieuse autour de Karim Belhocine, avec le dossier Atal déjà sur la table, associer deux anciens internationaux aurait constitué un signal fort envoyé au championnat et aux supporters du Djurdjura. Le storytelling était écrit ; l'économie du football en a décidé autrement. Et soyons francs : face à un chèque saoudien, l'argument sentimental ne gagne presque jamais.
Le miroir tendu à notre championnat
Car ce dossier dépasse le cas Benzia, il photographie le rapport de force. La Ligue 1 algérienne, qui rapatrie cet été ses légendes, de Belaïli au MCA aux pistes Oukidja et Atal, découvre la limite de sa nouvelle attractivité : elle séduit les cœurs, pas encore les banquiers. Les championnats du Golfe, eux, alignent des salaires que même les cadors algériens adossés aux entreprises publiques ne peuvent suivre sans déraisonner, dans un contexte où vingt-sept clubs restent interdits de recrutement pour dettes. Une chose est certaine : un championnat qui veut récupérer ses stars doit d'abord pouvoir les payer sans se mettre en danger.
Rien n'est signé, tout est dit
La prudence reste de mise sur l'épilogue : Benzia n'a rien décidé, les négociations saoudiennes peuvent capoter, et le mercato réserve toujours ses surprises. Mais l'orientation de sa préférence, elle, est une information en soi, et les clubs algériens feraient bien d'en tirer la leçon plutôt que de surenchérir au-delà du raisonnable. L'histoire récente du championnat regorge de salaires démesurés accordés dans l'émotion, devenus des boulets comptables dès janvier.
La bonne stratégie existe pourtant
Plutôt que de courir des lièvres à 1,5 million de dollars, la Ligue 1 tient sa voie : cibler les fins de contrat au bon moment, miser sur les projets sportifs sérieux et l'amour du pays qui a ramené Belaïli, et surtout former assez pour ne plus dépendre des retours. Le jour où nos clubs seront des choix sportifs avant d'être des choix de cœur, les Benzia hésiteront vraiment. En attendant, le Golfe fixe les prix, et l'Algérie compte ses regrets.
*Source : Compétition*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





