Affaire Abed : le Paradou accuse, le Qatar dément à peine
Le club algérois accuse Al Ahli Doha d'avoir approché son international U17 Yacine Abed dans son dos, avec une naturalisation en ligne de mire.
C'est une affaire qui dépasse le simple mercato. Le Paradou AC a haussé le ton contre Al Ahli Doha, accusé d'avoir approché Yacine Abed, son jeune international algérien U17 de 16 ans, dans l'optique de le faire signer au Qatar, avec une naturalisation évoquée à terme.
Une « disparition soudaine » qui alerte
Selon les informations relayées par la presse algérienne, le club algérois n'a pas apprécié la méthode : les Pacistes ont alerté la Fédération algérienne de football sur la « disparition soudaine » de leur joueur, parti à Doha. Une source évoque un engagement de cinq saisons avec le club qatari, que le Paradou conteste formellement. D'après Football365, le jeune joueur aurait finalement été ramené au pays après une intervention restée mystérieuse.
Un scénario qu'on connaît trop bien
Le Qatar naturalise depuis des années des jeunes talents formés ailleurs, notamment via ses académies et ses clubs. Pour un international U17 algérien, l'enjeu est double : au-delà du contrat, c'est la sélection nationale qui pourrait perdre définitivement un joueur formé au pays, dans l'un des meilleurs centres de formation d'Algérie.
Et soyons francs : on ne peut pas reprocher à un gamin de 16 ans et à sa famille d'écouter une offre venue du Golfe. La responsabilité est ailleurs : dans les méthodes d'approche des clubs qui contournent les canaux officiels, et dans la capacité de nos institutions à protéger les jeunes talents.
La FAF face à ses responsabilités
Le Paradou a donné des détails et saisi la Fédération. Reste à savoir ce que la FAF fera de ce dossier : simple protestation, ou vrai bras de fer réglementaire avec recours devant les instances internationales si les faits sont avérés. Le cas Abed pourrait faire jurisprudence pour tous les clubs formateurs algériens.
Une chose est certaine : tant que les pépites algériennes brilleront chez les jeunes, les approches de ce genre se multiplieront. La question n'est pas de savoir si ça se reproduira, mais si l'Algérie sera prête la prochaine fois.
Le jour où nos clubs formateurs seront vraiment protégés, des affaires comme celle de Yacine Abed ne se régleront plus dans la panique.
Sources : La Gazette du Fennec, Football365, Livefoot
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