Sedki – ES Sétif : le torchon brûle déjà
Zéro point en deux journées, un vestiaire sous tension et un conseil d'administration réuni en urgence : l'Entente traverse déjà sa première crise majeure.
Deux journées de championnat, et déjà le feu à la maison sétifienne. L'Entente de Sétif traverse une zone de turbulences d'une intensité rare pour un début de saison : zéro point pris sur six possibles, une production offensive famélique, des supporters en colère, et un entraîneur qui, selon Just Info DZ, ne cache plus ses griefs envers sa propre direction. Le cocktail parfait pour une crise précoce.
Un mariage qui tourne court
Arrivé cet été en provenance d'Égypte, Hamada Sedki devait incarner le renouveau. Ancien international égyptien vainqueur de la CAN 1986, passé notamment par le staff des Pharaons durant leur âge d'or, le « Capitaine Hamada » avait été choisi par le directeur sportif Farid Mellouli pour redonner une dynamique à un club aux 27 titres, passé tout près de la relégation la saison dernière. Deux mois plus tard, l'état de grâce est déjà un lointain souvenir.
Car au-delà des résultats bruts, c'est le contenu qui inquiète. Manque de cohésion, absence d'impact physique, pauvreté tactique : les observateurs décrivent une équipe sans repères, incapable de rivaliser avec les cadors du championnat. Un constat d'autant plus cruel que l'effectif a été profondément remanié durant l'intersaison, avec une valse de plus d'une vingtaine d'arrivées et autant de départs.
Un conseil d'administration sous pression
Face à la grogne montante des tribunes, le conseil d'administration de la SSPA, emmené par le directeur général Nabil Kebaïli et Farid Mellouli, se réunit en urgence ce dimanche. À l'ordre du jour : évaluer le bilan de Sedki et trancher sur son avenir. Selon Just Info DZ, l'option d'un sursis conditionné est sur la table, avec une obligation de résultat lors du choc de la 3e journée face au CS Constantine.
Et soyons francs : limoger un entraîneur après deux journées serait un aveu d'échec retentissant pour une direction qui l'a elle-même choisi il y a deux mois. Si Sedki saute déjà, c'est tout le projet estival de l'Entente, recrutement compris, qui se retrouve mis en accusation. Les tensions entre le technicien et ses dirigeants, désormais étalées sur la place publique, compliquent toutefois sérieusement l'hypothèse d'une réconciliation durable.
L'éternel recommencement
Cette séquence rappelle un mal profond du football algérien : l'instabilité chronique des bancs de touche, où les projets se succèdent au rythme des crises. L'Aigle Noir, qui fut le porte-drapeau continental de notre championnat, mérite mieux que ces psychodrames à répétition.
Une chose est certaine : quelle que soit l'issue de la réunion de ce dimanche, l'ESS a déjà perdu un temps précieux dans une saison qui s'annonçait comme celle de la reconstruction.
Le jour où Sétif retrouvera la stabilité de ses grandes années, son histoire recommencera enfin à s'écrire sur le terrain.
Sources : Just Info DZ, Compétition, DZBallon, Horizons
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