Belaïli au MCA : la signature est imminente
Au terme d'un feuilleton à rebondissements, YB10 devrait parapher son contrat avec le Doyen dans les prochaines heures. La fin d'un été de suspense, le début d'un pari.
Le feuilleton le plus suivi du mercato algérien touche à son dénouement. Au terme de multiples rebondissements qui ont animé le marché ces dernières semaines, Youcef Belaïli devrait finalement parapher son contrat avec le MC Alger, rapporte La Gazette du Fennec, qui évoque une signature imminente. De la vidéo en maillot de l'Espérance au retour à Alger aux côtés de Benlamri, de l'accord de principe conditionné aux dernières négociations, l'été de YB10 aura tenu tout un pays en haleine. Il ne manque plus qu'un paraphe pour que le champion d'Algérie tienne le coup le plus retentissant de son histoire récente.
Ce que le Doyen s'apprête à signer
Rappelons ce que représente cette arrivée. À 34 ans, Belaïli reste le dernier grand artiste du football algérien, ce gaucher d'instinct dont chaque prise de balle fait lever les stades, champion d'Afrique 2019 et héritier de la lignée technique nationale. Son retour au pays, dans le club où il rêvait de finir, offre au MCA un supplément d'âme pour sa quête de la deuxième étoile africaine et un aimant à public que toute la Ligue 1 lui enviera, des travées du 5-Juillet aux cafés de la diaspora. L'opération séduction menée par Djamel Benlamri, son frère d'armes du Caire devenu manager général, aura été décisive de bout en bout. Et soyons francs : ce transfert-là, aucun chéquier ne pouvait le conclure seul, il fallait une histoire.
L'ombre qui ne disparaît pas avec la signature
L'euphorie ne doit pourtant pas faire oublier le dossier que nous documentons depuis des semaines : la suspension infligée par la FIFA en mars, dans le litige avec l'AC Ajaccio, court toujours, et le recours devant le Tribunal arbitral du sport reste pendant. Selon le verdict, le retour du gaucher à la compétition officielle pourrait attendre plusieurs mois, jusqu'au printemps 2027 dans le pire scénario. Le contrat qui s'annonce engage donc le Doyen dans un pari assumé : payer le talent en attendant le droit de l'utiliser. Une chose est certaine : la vraie date qui compte pour les Chnaoua n'est pas celle de la signature, c'est celle du verdict de Lausanne.
Un pari qui peut transformer une saison
Bien structuré, l'investissement garde tout son sens. Belaïli suspendu peut s'entraîner, retrouver sa condition et s'intégrer au groupe de Khaled Ben Yahia, transformant l'attente en préparation invisible. Le MCA, champion en titre engagé sur tous les fronts, s'offre ainsi une arme de seconde partie de saison, potentiellement décisive dans les phases finales continentales où un dribble peut valoir un trophée. Les précédents de joueurs revenus affûtés de longues absences existent, à condition d'un encadrement sérieux, exactement ce que la nouvelle direction sportive du Doyen prétend incarner.
Le 5-Juillet peut commencer à rêver
Restent les dernières heures de patience avant l'officialisation, dans un dossier qui a appris à tout le monde la prudence. Le jour où Belaïli enfilera le maillot vert et rouge pour sa présentation, l'été mouvementé du Mouloudia trouvera sa plus belle image. Et le championnat algérien, son affiche permanente. YB10 à Bab El Oued : certains transferts se signent, celui-là se célèbre.
*Sources : La Gazette du Fennec, Compétition*
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