Chaibi veut relancer l'Algérie face à la Jordanie
Après la gifle argentine, Chaibi, Aouar et Zerrouki jurent que l'Algérie répondra présente face à la Jordanie. Mais ce groupe a-t-il les nerfs ?
Battue d'entrée par l'Argentine (3-0), l'Algérie n'avait pas le droit de s'apitoyer sur son sort. À vingt-quatre heures de retrouver la Jordanie pour sa deuxième sortie au Mondial 2026, ce sont trois visages de la nouvelle génération qui ont pris la parole pour rassurer tout un peuple.
Tourner la page argentine, et vite
En zone mixte, à l'issue de l'ultime séance, Farès Chaibi, Houssem Aouar et Ramiz Zerrouki ont tenu exactement le même discours : le revers face aux Sud-Américains appartient déjà au passé. Aucune fausse fierté, aucun alibi non plus. Le message adressé aux supporters, d'Alger à Marseille en passant par Bruxelles et Montréal, tenait en une idée simple : le groupe a tout mis en œuvre pour gagner le prochain match. Une équipe se juge à la façon dont elle se relève.
Chaibi, la flamme du milieu algérien
Au cœur de cette détermination, Farès Chaibi occupe une place à part. Le milieu offensif, révélé en Ligue 1 avant de poursuivre sa route en Bundesliga, incarne ce profil de créateur dont les Verts ont besoin pour faire sauter les blocs regroupés. Face à une Jordanie qui défendra bas et cherchera la transition, sa capacité à se faufiler entre les lignes peut faire la différence. La lignée des meneurs algériens, de Belloumi à Mahrez, a toujours réclamé ce supplément d'audace. Chaibi en possède une part. Reste à l'exprimer sur la plus grande scène de sa jeune carrière.
La Jordanie, un match qui vaut une qualification
Et soyons francs : après un premier rendez-vous manqué, l'Algérie n'a plus de matelas. Un nouveau faux pas compliquerait nettement la suite de la phase de groupes. La Jordanie, disciplinée et bien organisée, n'a rien d'un adversaire que l'on balaie d'un revers de main. Mais les Fennecs disposent d'un réservoir de talent supérieur, à condition de transformer la possession en occasions nettes. C'est précisément là que le trio Aouar-Zerrouki-Chaibi devient déterminant : équilibre au milieu, percussion dans les intervalles et dernière passe tranchante.
Le poids du maillot vert
Pour beaucoup de ces joueurs issus de la diaspora, porter le maillot national n'est pas un accident de parcours mais un choix assumé. Cette charge émotionnelle peut écraser autant qu'elle peut transcender. Contre la Jordanie, l'Algérie n'a pas droit à un deuxième faux pas. Et si Chaibi confirme les promesses entrevues en club, le Mondial des Verts pourrait basculer dès ce deuxième acte. Le talent ne suffit jamais : encore faut-il le poser au bon moment.
Reste la question que tout un peuple se pose à la veille du coup d'envoi : cette jeune garde a-t-elle déjà les épaules pour porter les rêves d'une nation entière ?
Source : La Gazette du Fennec
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