Côte d'Ivoire-Algérie : le quart qui peut tout changer
Les Vertes défieront samedi les Éléphantes de Reynald Pedros, invaincues dans le tournoi. Au bout de ce choc, une demi-finale synonyme de billet pour le Mondial 2027.
Le tableau final a rendu son verdict, et il offre aux Vertes un rendez-vous à la hauteur de leur été : ce sera la Côte d'Ivoire, samedi à 19h, en quart de finale de la CAN féminine 2026. Premières du groupe B avec sept points et un parcours invaincu, les Éléphantes de Reynald Pedros ont battu la Tanzanie (2-1) mardi pour s'offrir ce choc face aux Algériennes, deuxièmes du groupe A. Et il faut mesurer l'enjeu réel de cette affiche : les quatre demi-finalistes du tournoi valident leur billet direct pour la Coupe du monde 2027 au Brésil. Samedi, les Vertes ne joueront pas qu'un quart. Elles joueront l'histoire.
Une adversaire que personne n'avait vue venir
Méfiance maximale, car le parcours ivoirien force le respect. Repêchées grâce au classement FIFA après un barrage perdu, de retour en phase finale pour la première fois depuis 2014, les Éléphantes ont transformé leur seconde chance en démonstration : le Burkina Faso balayé (4-1), l'Afrique du Sud tenante du titre accrochée (2-2), la Tanzanie dominée. Leur sélectionneur n'est pas un inconnu : Reynald Pedros, double vainqueur de la Ligue des champions féminine avec Lyon, affiche un bilan éloquent depuis sa prise de fonction et a bâti un collectif joueur autour de révélations comme Ouédraogo et Konan. Et soyons francs : une équipe invaincue coachée par un technicien de ce calibre est tout sauf le tirage facile du tableau.
Les arguments des Vertes, et ils sont réels
En face, l'Algérie présentera ses propres certitudes : la meilleure phase de groupes de son histoire avec deux victoires, une défense qui n'a concédé qu'un but en trois matchs autour d'une Khazami impériale, un coup de patte de Dafeur capable de débloquer n'importe quel match fermé, et cette maturité tactique démontrée jusque dans la défaite frustrante face au pays hôte. Farid Benstiti, premier sélectionneur à avoir qualifié l'Algérie en quarts, connaît par cœur ces rendez-vous couperets. Seul nuage : les pépins physiques de la dernière journée, dont la sortie d'Ines Boutaleb, qui laissent planer une incertitude sur la composition. Une chose est certaine : cette génération n'a jamais été aussi armée pour franchir un cap historique.
Ce qu'une victoire déclencherait
Projetons-nous, puisque l'enjeu l'exige. Une qualification en demi-finale offrirait à l'Algérie sa première Coupe du monde féminine, un basculement définitif pour toute la discipline : moyens, visibilité, vocations, plus rien ne serait comparable. Même une défaite laisserait un espoir, les perdants des quarts disputant des barrages de repêchage vers les qualifications intercontinentales. Mais le chemin direct passe par samedi, et cette équipe a gagné le droit d'y croire.
Tous devant les écrans
D'Alger à Abidjan, ce quart de finale entre deux nations sœurs du football africain promet une belle fête ; qu'elle soit belle et que la qualification soit verte. Le jour où les Vertes décrocheront leur billet pour le Brésil, chacun voudra dire qu'il a vu ce match-là. Samedi, 19h. L'histoire a fixé son rendez-vous.
*Sources : Afrik-Foot, Supersport CI, CAF, CNews*
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