Hemdani face à la presse : les cinq phrases qui donnent le ton
Écartés, capitanat, binationaux, pression populaire : pour sa première conférence à Baraki, le nouveau sélectionneur a répondu sur tous les fronts.
L'exercice était attendu au tournant. Pour sa première conférence de presse, ce jeudi dans la salle Mohamed-Sellah du stade Nelson-Mandela de Baraki, Brahim Hemdani a dévoilé sa liste, mais surtout posé les bases de son projet. Retour sur ce qu'il faut retenir, en cinq déclarations.
Sur les écartés : « La porte est ouverte à tous les joueurs »
Interrogé sur les absences de Zerrouki, Aouar ou Bounedjah, le sélectionneur a refusé toute idée de mise à l'écart définitive, assurant qu'il n'était pas arrivé avec des idées arrêtées ni des messages à faire passer. Traduction : les portes de Sidi Moussa restent ouvertes, mais elles se franchissent désormais par les performances en club.
Sur l'objectif : « Chaque chose en son temps »
Pas de grande déclaration sur la CAN 2027. Hemdani veut une équipe ambitieuse au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, mais rappelle qu'il faut d'abord se qualifier, et donc bien gérer les deux premières rencontres avant de se projeter. Une prudence qui tranche avec les annonces tonitruantes qu'on a pu connaître par le passé.
Sur le brassard : « J'ai une idée »
Qui pour succéder à Mahrez ? Le sélectionneur n'a pas tranché publiquement. Il dit avoir son idée et vouloir observer les joueurs capables d'encadrer les jeunes avant de désigner son capitaine. Le suspense reste entier jusqu'au stage.
Sur les binationaux : « On essaie de les convaincre »
C'est peut-être l'information la plus stratégique de la conférence. Hemdani a révélé que son staff a passé beaucoup de temps la semaine dernière sur les dossiers de joueurs ayant le choix entre plusieurs sélections. Un processus qu'il qualifie de compliqué, mais sur lequel il promet le maximum. La bataille des binationaux, perdue trop souvent ces dernières années, est officiellement relancée.
Sur la pression : « Je ne suis pas sur les réseaux sociaux »
Questionné sur l'exigence du poste, l'ancien capitaine de l'OM a assumé : on n'accepte pas cette fonction sans être prêt à affronter la presse et la pression populaire. Et il a glissé la phrase du jour, expliquant que les critiques font partie du métier mais qu'il possède un avantage sur ses prédécesseurs : il n'est pas sur les réseaux sociaux. Il a aussi défendu son staff face aux critiques sur son manque d'expérience, et clarifié la hiérarchie avec Anthar Yahia : lui est l'entraîneur principal, Yahia son adjoint, sans ambiguïté sur les rôles.
Et soyons francs : pour un homme qu'on décrivait comme peu à l'aise devant les micros, Hemdani a livré une première copie maîtrisée. Pas de promesse intenable, pas de polémique, des réponses directes. Le discours est carré. Reste à savoir si le terrain suivra.
Une chose est certaine : entre une liste qui assume la rupture et un discours qui assume la pression, Hemdani a au moins réglé une question dès le premier jour : il sait où il va.
Le jour où les résultats valideront les mots de Baraki, cette première conférence prendra des airs de déclaration fondatrice.
Sources : La Gazette du Fennec, Algérie 360, DZfoot, Just Info DZ
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