La FAF ferme la porte à Xavi Hernández
L'ancien entraîneur du Barça ne figure pas sur la liste des candidats au banc des Verts. Un choix qui interroge, au moment où la fédération dit viser l'école espagnole.
Le nom faisait rêver une partie des supporters, la fédération a tranché. Selon Fennec Football, la FAF a définitivement fermé la porte à Xavi Hernández : l'ancien entraîneur du FC Barcelone ne figure pas sur la liste des candidats examinés pour succéder à Vladimir Petkovic. Une décision qui ne manque pas de sel au moment où la même institution affiche, selon DzFoot, sa préférence pour un technicien issu de l'école espagnole. Viser l'école du champion du monde, mais pas son élève le plus célèbre disponible : le paradoxe mérite décryptage.
Pourquoi ce refus peut se comprendre
Commençons par les arguments de la raison, car ils existent. Un profil comme Xavi, c'est d'abord un coût salarial de superstar que les finances fédérales, tout juste soulagées d'une résiliation négociée à trois mois de salaire, ne peuvent probablement pas assumer. C'est ensuite un pari sportif discuté : son passage au Barça a laissé un bilan contrasté, un titre de champion mais une fin de cycle houleuse, et aucune expérience du football africain, de ses déplacements piégeux et de ses réalités logistiques que tant de grands noms ont sous-estimées avant lui. C'est enfin une question de calendrier : la Zambie arrive le 21 septembre, et les négociations avec une star de cette dimension prennent des semaines que personne n'a. Et soyons francs : l'Algérie a besoin d'un sélectionneur au travail le 15 août, pas d'un feuilleton de plus.
Ce que ce choix révèle de la short-list
En creux, cette élimination dessine le profil réellement recherché : un technicien de l'école espagnole au sens méthodologique, formé aux principes de jeu de position, mais d'un calibre salarial et d'un tempérament compatibles avec le projet algérien. Le vivier existe, des adjoints des grandes maisons ibériques aux entraîneurs ayant exporté la méthode en sélection. La FAF semble chercher la doctrine sans la célébrité, le contenu sans le vedettariat. Une chose est certaine : après l'expérience d'un nom ronflant jamais vraiment connecté au pays, la fédération privilégie cette fois le projet à l'affiche.
Le risque de l'entre-deux
Reste une interrogation légitime : à force d'écarter les pistes, locale, française, puis les grands noms, la FAF se laisse-t-elle encore assez d'options de qualité ? Le temps presse, la concurrence des bancs libres joue contre elle, et l'histoire du football algérien regorge de recherches de compromis conclues par des choix par défaut. Le comité technique, qui examine les candidatures, devra prouver que cette méthode d'élimination aboutit à une conviction, pas à un reste.
Le verdict approche
Entre la piste espagnole assumée, le staff algérien déjà structuré autour d'Antar Yahia et un calendrier impitoyable, les prochains jours devraient livrer le nom tant attendu. Le jour où il tombera, la question ne sera pas de savoir s'il est plus prestigieux que Xavi, mais s'il est plus adapté. C'est toute la nuance entre recruter un nom et choisir un sélectionneur. La FAF vient au moins de montrer qu'elle connaît la différence. Reste à le prouver.
*Sources : Fennec Football, DzFoot*
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