Le futur coach des Verts se cache dans cette liste
Benítez en piste prioritaire selon Molina, une short-list de trois noms, un collège technique convoqué ce 6 août : la succession de Petkovic entre dans sa phase décisive.
Cette fois, la succession de Vladimir Petkovic a des noms, une méthode et un calendrier. Quarante-huit heures après l'officialisation du départ du Suisse, les contours du futur banc des Verts se dessinent à grande vitesse, et les informations concordantes des dernières heures permettent enfin d'y voir clair. Un nom domine tous les autres : celui de Rafael Benítez, présenté par le journaliste Romain Molina comme la piste prioritaire, et la plus ambitieuse, que la FAF entend explorer en premier. Oui, ce Benítez-là : vainqueur de la Ligue des champions avec Liverpool, de l'Europa League, passé par le Real Madrid, Naples et l'Inter, libre depuis son départ du Panathinaïkos en mai, et désormais attiré par les projets de sélections.
La hiérarchie des pistes, source par source
Ordonnons ce que la presse spécialisée a établi. Derrière la priorité Benítez, Fennec Football identifie deux options de repli assumées : le Portugais José Peseiro, finaliste de la CAN 2023 avec le Nigeria et connaisseur intime du continent, apprécié en interne, et l'Espagnol Roberto Martínez, ex-sélectionneur de la Belgique et du Portugal. DzBallon élargit le tableau : cinq profils auraient été étudiés, Benítez, Marcelino García Toral, Javi Gracia, Roberto Martínez et Félix Sánchez, avant qu'une short-list de trois finalistes ne soit dégagée, dont les identités restent officiellement secrètes. Les pistes Xavi et Hervé Renard, elles, ont été écartées ou se sont dégonflées. Et soyons francs : jamais une recherche de sélectionneur algérien n'avait aligné des CV de cette dimension.
Une doctrine claire, enfin
Le fil conducteur saute aux yeux : tous ces noms appartiennent aux écoles espagnole et portugaise, jugées les plus compatibles avec une génération technique élevée dans les grands championnats, de Maza à Hadj Moussa. Après l'expérience d'un technicien jamais vraiment connecté au pays, la FAF cherche une méthode identifiée plutôt qu'un nom par défaut, avec l'ossature nationale déjà en place autour d'Antar Yahia, contrat signé, pour garantir l'ancrage local. Une chose est certaine : cette fois, la fédération sait ce qu'elle cherche, ce qui constitue déjà un progrès historique.
Le calendrier de la décision
La méthode suit son cours institutionnel : le Collège technique national, convoqué ce 6 août à Sidi Moussa sous la présidence de Walid Sadi, doit valider le profil du futur élu, expérience, vision de jeu et adéquation avec les ambitions des Verts, avec un rôle strictement consultatif. Le bureau fédéral tranchera ensuite, une réunion étant attendue cette semaine pour réduire la liste et accélérer la nomination. L'urgence est connue de tous : le rassemblement de septembre arrive dans six semaines, avec la réception de la Zambie le 21 pour lancer les éliminatoires de la CAN 2027.
Le nerf de la guerre, comme toujours
Reste l'obstacle que personne ne cache : convaincre un entraîneur de la stature de Benítez représente un défi financier et logistique considérable pour une fédération qui sort tout juste d'une résiliation négociée. Entre le rêve du très grand nom et le réalisme d'un Peseiro disponible et abordable, le choix final dira la vraie ambition du projet. Le jour où la FAF annoncera son élu, on saura si l'été du chaos accouche d'un coup historique ou d'un compromis de plus. Réponse dans les tout prochains jours. Pour une fois, l'attente en vaut la peine.
*Sources : Romain Molina, Fennec Football, DzBallon, ObservAlgérie*
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