Yahia a paraphé son contrat samedi
Selon El Hayat TV, l'ancien capitaine a signé son engagement avec la FAF, qui accélère la constitution du futur staff pendant que le nom du sélectionneur se fait attendre.
Pendant que le nom du futur sélectionneur alimente toutes les spéculations, un homme a déjà signé. Selon El Hayat TV, relayée par Fennec Football, Antar Yahia a paraphé son contrat avec la Fédération algérienne de football samedi dernier, officialisant son engagement au sein du staff technique des Verts. La FAF accélère ainsi la constitution de son encadrement, dans un ordre inhabituel qui dit beaucoup de la méthode choisie : l'Algérie construit d'abord sa colonne vertébrale nationale, et cherchera ensuite le chef d'orchestre étranger qui la dirigera.
Une signature qui traverse tous les scénarios
Retenons la portée de ce paraphe. Libéré par Angers, installé comme premier adjoint au 1er août du temps de la reconduction avortée de Petkovic, Yahia aura survécu à tous les rebondissements de l'été : le sélectionneur est parti, lui reste. Son contrat signé avant même la nomination du prochain patron du banc envoie un message limpide : l'ancien capitaine n'est pas l'adjoint d'un homme, il est l'adjoint du projet, l'élément de continuité autour duquel les techniciens passeront. Et soyons francs : dans un football algérien où tout le monde saute à chaque crise, devenir le point fixe est peut-être le poste le plus puissant de l'organigramme.
La méthode du staff d'abord, une petite révolution
Cette chronologie inversée épouse la doctrine défendue tout l'été par les anciens, de Khaled Lounici à d'autres voix autorisées : entourer le futur sélectionneur étranger d'une ossature algérienne solide, patriote et pérenne, sur le modèle des grandes heures Halilhodzic-Kourichi. En signant Yahia avant le chef, la FAF garantit que le prochain élu devra composer avec cette réalité nationale plutôt que d'importer son clan complet, l'erreur fondatrice du cycle précédent que l'affaire Morandi a caricaturée jusqu'à l'absurde. Une chose est certaine : le prochain sélectionneur saura en signant qu'il rejoint une maison, pas un terrain vague.
Les zones d'ombre à clarifier
Restent les questions que cette signature n'épuise pas. Quel périmètre exact pour Yahia auprès d'un technicien qu'il n'a pas choisi et qui ne l'a pas choisi ? Que se passera-t-il si le futur élu exige son propre adjoint principal ? Et surtout, qui complètera le staff, entre les postes vacants recensés et le directeur sportif annoncé pour faire le lien avec la fédération ? L'architecture est prometteuse sur le papier ; sa solidité dépendra des hommes et de la clarté des rôles, ce que les organigrammes algériens ont rarement su garantir.
Le compte à rebours continue
Avec un adjoint signé, un comité technique au travail et une préférence espagnole assumée, il ne manque plus que l'essentiel : le nom. Chaque jour rapproche la Zambie du 21 septembre et rétrécit la marge de préparation du premier rassemblement. Le jour où le sélectionneur sera nommé, il trouvera au moins un bureau occupé et un homme qui connaît la maison. Dans le chaos de cet été, c'est déjà un progrès. Le peuple, lui, attend le reste.
*Sources : El Hayat TV, Fennec Football*
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