Amoura forfait : l'Algérie perd son buteur au Mondial
Touché à la cuisse, Mohamed Amoura manquera la fin de la phase de groupes. Privés de leur pointe, les Fennecs doivent réinventer leur attaque.
L'Algérie retenait son souffle, elle a désormais une certitude beaucoup moins réjouissante. Touché à l'entraînement, Mohamed Amoura ne disputera pas la suite immédiate de la phase de groupes au Mondial 2026. Un scénario que personne ne voulait imaginer.
Un coup dur venu de l'entraînement
Selon les informations relayées, l'attaquant s'est blessé à la cuisse lors de la séance du samedi 20 juin. Le verdict est tombé : forfait pour la fin de la phase de groupes, et au minimum les deux prochaines rencontres des Verts, à commencer par le match capital face à la Jordanie. Le destin d'un Mondial se joue parfois à l'entraînement.
Une absence qui pèse lourd
Difficile de minimiser le manque. Par sa vitesse et sa capacité à attaquer la profondeur, Amoura offrait à l'Algérie un point de fixation précieux face aux défenses regroupées. Il avait été l'un des hommes forts de la campagne de qualification, décisif au moment de transformer des penalties déterminants face à l'Ouganda en octobre. L'Algérie perd son point de fixation au pire moment.
Amoura n'était plus tout à fait lui-même
Il faut toutefois nuancer le tableau. Avant ce tournoi, l'attaquant traversait une période délicate sur le plan offensif, resté muet sur ses huit derniers matchs toutes compétitions confondues. La réussite l'avait quitté, et son rendement ne ressemblait plus à celui qui avait porté les Verts vers le Mondial. Sa blessure prive donc l'Algérie d'un cadre, mais peut-être pas de l'Amoura flamboyant des qualifications.
Trouver des solutions, et vite
Le staff doit maintenant recomposer son attaque sans son fer de lance. Repositionner un ailier dans l'axe, miser sur un autre profil de pointe, densifier le milieu pour mieux alimenter les couloirs : les pistes ne manquent pas, mais aucune ne remplace à l'identique ce que proposait le Wolfsbourgeois. L'Algérie possède un vivier offensif nourri par la diaspora, de la France à la Belgique, et c'est sur cette profondeur de banc qu'il faudra désormais s'appuyer. Une attaque sans Amoura, c'est un puzzle à recomposer.
Reste à savoir si ce coup d'arrêt va fragiliser les Verts ou réveiller des vocations. Qui, dans ce groupe, est prêt à saisir sa chance et à endosser le costume de sauveur ?
Source : Ouest-France
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