EN DIRECT · SCORES⚙ RÉDACTION
← AccueilÉquipe Nationale
MONDIAL 2026

Algérie-Argentine : la FIFA tranche en faveur des Verts

Suite à la plainte de la FAF, la FIFA reconnaît l'erreur des arbitres vidéo sur la semelle de Messi sur Mandi et le coup de coude de Mac Allister sur Maza.

Mohamed Filali· Rédacteur en chef··8 min·👁 876653 vues
Algérie-Argentine : la FIFA tranche en faveur des Verts

La nouvelle est tombée dans la nuit et elle confirme tout ce que la diaspora algérienne pressentait depuis cinq jours. La FIFA a tranché. Selon les révélations exclusives du commentateur de beIN Sports Hafid Derradji, l'instance mondiale a officiellement sanctionné les arbitres en charge de l'assistance vidéo lors du match Algérie-Argentine du 16 juin. Une décision historique qui valide à la fois la plainte déposée par la Fédération algérienne et l'indignation mondiale qui a suivi la rencontre. Pour la première fois dans ce Mondial 2026, la FIFA reconnaît noir sur blanc qu'une équipe a été lésée par des décisions arbitrales. Et soyons francs : c'est une victoire morale qui change la portée de toute cette affaire.

📊 Sondage
La sanction de la VAR par la FIFA est-elle suffisante ?
Oui, c'est une reconnaissance historique qui valide notre combat
Non, sans changement du résultat, l'Algérie reste lésée sportivement
C'est un premier pas, mais Marciniak doit aussi être sanctionné
0 vote · Cliquez pour voter

Deux actions précises sont visées par cette sanction. La semelle de Lionel Messi sur le mollet d'Aïssa Mandi à la 32e minute. Le coup de coude d'Alexis Mac Allister au visage d'Ibrahim Maza à la 74e minute. Deux gestes qui, selon la FIFA elle-même, méritaient au minimum un réexamen vidéo par l'arbitre principal Szymon Marciniak. Décryptage d'un dossier qui réécrit le récit du naufrage de Kansas City.

Le verdict que personne n'attendait

La rapidité de la réaction de la FIFA surprend. Après examen du dossier transmis par la Fédération algérienne, l'instance basée à Zurich a conclu à une erreur de jugement de l'arbitrage vidéo lors de la rencontre. Les arbitres VAR en poste à la salle des opérations centrale de Dallas ont commis une faute professionnelle en ne signalant pas à Marciniak la nécessité de visionner les images. Le directeur de jeu polonais, lui, n'a à aucun moment été invité par la salle vidéo à consulter l'écran de bord de terrain. C'est cette omission précise qui constitue la sanction principale.

C'est inédit pour deux raisons. D'abord parce que la FIFA reconnaît rarement et publiquement ses propres erreurs d'arbitrage. Ensuite parce que la sanction des arbitres VAR témoigne du sérieux avec lequel l'instance a examiné la plainte algérienne. Une chose est certaine : Walid Sadi et la FAF méritent d'être salués pour avoir osé porter le dossier devant l'institution suprême. Sans cette saisine officielle, rien de tout cela ne serait arrivé.

La salle VAR centralisée à Dallas : un détail structurel majeur

L'autre information révélée par Hafid Derradji concerne l'organisation même du Mondial 2026. Pour cette édition disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la FIFA a fait le choix d'une centralisation totale du dispositif VAR. Une seule salle traite désormais les images de l'ensemble des matchs du tournoi, installée dans la ville texane de Dallas. Un dispositif jamais expérimenté jusque-là à ce niveau de compétition.

Cette centralisation pose des questions de fond. Comment des arbitres VAR situés à des milliers de kilomètres du stade peuvent-ils analyser des situations avec la même finesse que des officiels installés près du terrain ? Comment garantir la concentration sur tous les matchs simultanés du Mondial ? Le jour où la FIFA tirera vraiment les leçons de l'épisode Algérie-Argentine, cette organisation centralisée devra elle-même être réexaminée. C'est tout l'écosystème arbitral qui est aujourd'hui sur la sellette.

La confidence troublante d'Aïssa Mandi

Il y a un détail particulièrement intéressant dans les révélations de Derradji. Selon le journaliste, Aïssa Mandi aurait confié à ses proches que Szymon Marciniak lui avait indiqué, dans la foulée de la semelle de Messi, que l'action faisait l'objet d'une vérification par la VAR. Une trentaine de secondes plus tard, les arbitres vidéo ont informé le directeur de jeu qu'aucune faute ne méritait d'interruption, permettant ainsi à la rencontre de reprendre normalement.

Ce témoignage éclaire d'un jour nouveau l'attitude du capitaine algérien sur le terrain. Beaucoup s'étaient demandé pourquoi Mandi ne s'était pas allongé à terre pour réclamer une révision. La réponse est désormais claire. Informé en direct par l'arbitre que le contrôle avait déjà eu lieu, le défenseur de Lille n'avait aucune raison d'insister. C'est donc bien la VAR seule qui porte la responsabilité du carton rouge non donné à Messi. Et c'est exactement cette VAR-là que la FIFA vient de sanctionner.

Une victoire morale, pas sportive

Reste à mesurer la portée concrète de cette décision. Sur le plan strict du règlement, la FIFA ne peut pas revenir sur le résultat du match. Le 3-0 inscrit au tableau d'affichage de l'Arrowhead Stadium reste acquis. Et c'est la raison pour laquelle cette victoire institutionnelle ne suffira pas à effacer le préjudice sportif. L'Algérie part toujours avec zéro point et un goal-average de moins trois. La qualification pour les seizièmes de finale reste suspendue au seul match face à la Jordanie.

Mais sur le plan moral et historique, cette reconnaissance officielle pèse lourd. Elle valide les Roy Keane, les Patrick Ittrich, les Mark Halsey, les consultants ESPN et latino-américains qui ont dit dès le 16 juin que ce carton rouge devait être donné. Elle donne raison à la diaspora algérienne qui a senti l'iniquité dès les premières images. Elle confirme que la FAF, en saisissant officiellement la FIFA, avait pris la bonne décision. Le jour où une fédération mondiale reconnaît ses torts, c'est tout le football qui gagne en crédibilité.

Et maintenant ?

Les Verts retrouveront la pelouse mardi 23 juin face à la Jordanie au Levi's Stadium de Santa Clara. Cette décision de la FIFA, intervenue quarante-huit heures avant la rencontre, peut servir de levier psychologique pour le groupe. La preuve est désormais faite que l'Algérie a été lésée, que la communauté internationale du football l'a vu, et que l'instance suprême l'a reconnu. Reste à transformer cette validation morale en performance sportive. Pour la diaspora algérienne, en France comme partout dans le monde, le message doit être clair. La justice institutionnelle a parlé. C'est maintenant aux joueurs de répondre sur le terrain.

*Source : La Gazette du Fennec, TSA Algérie, Algerie360, Africa Top Sports, Compétition*

Reçois l'actu des Verts par mail
Le meilleur du football algérien & africain, directement dans ta boîte.
📘 Facebook𝕏 Twitter💬 WhatsApp💼 LinkedIn

Réactions (0)

🛡️ Commentaires modérés

Soyez le premier à réagir !

À lire aussi
Abada à droite contre la Jordanie : Petković hésite
Abada à droite contre la Jordanie : Petković hésite
Bensebaïni-Mandi : la charnière qui inquiète l'Algérie
Bensebaïni-Mandi : la charnière qui inquiète l'Algérie
Abada à droite contre la Jordanie : Petković hésite
Équipe Nationale
Abada à droite contre la Jordanie : Petković hésite
Bensebaïni-Mandi : la charnière qui inquiète l'Algérie
Équipe Nationale
Bensebaïni-Mandi : la charnière qui inquiète l'Algérie
Luca Zidane écarté pour la Jordanie : la décision est validée
Équipe Nationale
Luca Zidane écarté pour la Jordanie : la décision est validée
Boulbina sur Messi : « Il fait mine de se gratter la tête mais... »
Équipe Nationale
Boulbina sur Messi : « Il fait mine de se gratter la tête mais... »
Algérie-Jordanie : la phrase de Petkovic qui doit nous inquiéter
Équipe Nationale
Algérie-Jordanie : la phrase de Petkovic qui doit nous inquiéter