CRB : Naâmoune suspendu 6 mois, le club encaisse
Le directeur sportif du Chabab sanctionné après des déclarations post-USMA. Une cascade de punitions qui interroge en plein mercato.
Le CR Belouizdad pensait tourner la page de la saison en douceur. Mauvaise nouvelle pour le Chabab : Djaber Naâmoune, son directeur sportif, vient d'écoper de six mois de suspension. Une sanction lourde, tombée après des déclarations publiées sur la page officielle du club au lendemain du match face à l'USM Alger.
Six mois loin des coulisses
La commission de discipline n'a pas tremblé. Convoqué pour s'expliquer, Naâmoune a plaidé sa cause, sans parvenir à infléchir la décision. Jusqu'en décembre 2026, il ne pourra signer aucun document officiel, assister aux réunions, accéder aux vestiaires ni fouler la pelouse les jours de match. Pour un homme dont le rôle consiste justement à être partout, la sanction fait mal.
Un timing qui tombe au pire moment
Le calendrier ne joue pas en faveur du club. La suspension intervient en pleine période de mercato, quand un directeur sportif pèse chaque négociation, chaque signature. Travailler sans pouvoir parapher un contrat ni s'asseoir à la table des réunions, c'est avancer une main attachée dans le dos. Le Chabab devra s'organiser pour que le recrutement ne pâtisse pas de cette absence officielle.
Une cascade qui interroge
Naâmoune n'est pas le seul touché. Avant lui, deux joueurs du Chabab, Naoufel Khacef et Mohamed-Ali Benhamouda, avaient été suspendus quatre matchs. En quelques jours, le club voit s'empiler les sanctions. Le message des instances est clair : la parole publique a un prix. Et soyons francs, peu de clubs auraient encaissé une telle série sans broncher.
Le flou administratif qui dérange
Un détail intrigue. Contrairement aux sanctions des deux joueurs, la décision visant Naâmoune n'a pas été publiée sur le site officiel de la LFP. Pourquoi ce silence ? La question alimente les interrogations dans un dossier déjà chargé. Une sanction qui existe mais qu'on ne voit pas, ça nourrit forcément les soupçons.
Du côté de la direction, on assure que rien ne change. Le président Mohamed Arar maintient sa confiance à son directeur sportif, qui poursuivra son travail en coulisses malgré l'interdiction. Reste que le Chabab, habitué aux sommets, n'avait pas besoin de ce feuilleton. Une chose est certaine : la frontière entre communication et discipline vient de se rappeler à tout le monde.
L'intersaison du CRB s'annonce agitée. Et la vraie question demeure : ces sanctions vont-elles souder le vestiaire ou le fragiliser ?
*Source : Competition.dz*
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