Le MCA officialise Benlamri comme manager général
Le champion d'Afrique 2019 succède à Sid Ahmed Khedis comme manager et porte-parole du Doyen, cinq mois après sa retraite. Un choix fort qui a déjà des effets sur le mercato.
Le communiqué est tombé mardi, et il installe l'une des personnalités les plus fortes du football algérien dans les bureaux du champion. Le MC Alger a officialisé la nomination de Djamel Benlamri au poste de manager général et porte-parole officiel de l'équipe première, en remplacement de Sid Ahmed Khedis. À 36 ans, cinq mois après avoir raccroché les crampons au terme d'une dernière saison à l'ES Mostaganem, le champion d'Afrique 2019 entame sa reconversion là où son histoire de joueur avait compté : au Doyen.
Un profil taillé pour un vestiaire de champion
Le choix mouloudéen ne doit rien au hasard. Benlamri apporte ce qui ne s'achète dans aucun mercato : une légitimité de guerrier forgée au Caire en 2019, une connaissance intime des vestiaires algériens, du très haut niveau saoudien et de la sélection, et cette franchise devenue sa marque de fabrique sur les plateaux de la télévision publique, où ses analyses sans détour ont rythmé l'après-Mondial. Un manager général qui a porté les mêmes ambitions que ses joueurs parle une langue que les diplômes ne remplacent pas. Et soyons francs : dans un club sous pression permanente comme le MCA, mieux vaut un porte-parole qui n'a peur de personne.
Des effets immédiats sur le dossier de l'été
La nomination a d'ailleurs produit son premier résultat avant même d'être officialisée : c'est accompagné de Benlamri que Youcef Belaïli est rentré à Alger en début de semaine, tournant le dos à l'Espérance de Tunis au moment où tout semblait ficelé côté tunisien. L'ancien défenseur, coéquipier et frère d'armes du gaucher lors du sacre de 2019, a publiquement affiché sa certitude de voir YB10 sous les couleurs du Doyen cette saison. Premier dossier, première démonstration : le réseau et l'aura d'un ancien international pèsent parfois plus qu'un budget. La suite de la restructuration se dessine déjà, avec un poste de directeur sportif à pourvoir pour lequel le nom d'Adlène Guedioura, autre héros du Caire, circule avec insistance.
Le pari comporte aussi ses risques
Restons lucides sur les inconnues. Benlamri n'a aucune expérience de dirigeant, et le costume de porte-parole du club le plus exposé d'Algérie ne pardonne pas les sorties de route, surtout pour un homme dont le franc-parler a autant d'admirateurs que de cibles. Le MCA sort par ailleurs d'un été agité, entre la démission refusée de son président et un mercato sous tension : le nouvel homme fort devra apprendre la retenue institutionnelle sans perdre l'authenticité qui fait sa valeur. Une chose est certaine : au Mouloudia, on ne juge pas les hommes sur leur nomination, on les juge sur leur premier orage.
Une tendance qui dépasse le Doyen
Cette arrivée confirme un mouvement de fond réjouissant : la génération dorée de 2019 investit les structures du football national, de Benlamri au MCA à Hemdani chez les U20. Ces hommes qui ont connu le sommet continental ramènent dans les bureaux une culture de la gagne que le championnat a longtemps cherchée. Le jour où le Doyen soulèvera sa deuxième étoile africaine, on se souviendra peut-être que la reconstruction avait commencé par un communiqué de juillet. En attendant, l'Autriche et le stage de préparation offrent à Benlamri son premier terrain d'expression. Avec, peut-être, une signature en or dans les bagages.
*Sources : La Gazette du Fennec, DzBallon, Compétition*
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