JSK 1-0 MBR : Belhocini lance la saison des Canaris
Un tir enroulé à la 40e minute a suffi aux Kabyles pour démarrer leur championnat. Solides mais imprécis, les Jaune et Vert ont-ils trouvé leur patron ?
Un enroulé des vingt mètres, et le stade Hocine-Aït-Ahmed a retrouvé son bruit. La JS Kabylie a lancé sa Ligue 1 Mobilis par une victoire étroite mais nette face au MB Rouissat (1-0), avec un seul homme sur les lèvres à la sortie : Abdenour-Iheb Belhocini. Trois points, un but de grande classe, et un premier message envoyé au championnat.
Le but qui change le rythme d'une soirée
Jusqu'à la 40e minute, les Canaris tournaient autour du but adverse sans trouver la clé. Sadahine avait bien forcé le gardien à s'employer deux minutes plus tôt, mais l'impression dominante restait celle d'une équipe appliquée, dominatrice, et pourtant bloquée. Puis Belhocini a armé de vingt mètres, a enroulé, et le ballon est parti se loger là où aucun gardien ne va.
À Tizi Ouzou, un premier but de la saison n'est jamais un simple but. C'est une autorisation de rêver.
Un second acte plus haché
La JSK a eu les munitions pour se mettre définitivement à l'abri. Mahious s'est présenté à la 51e minute sans conclure, Messaoudi puis Belhocini lui-même ont eu leurs occasions, mais le break n'est jamais tombé. Ce genre de gâchis coûte cher sur une saison entière, et la fin de rencontre l'a rappelé : le MBR a poussé, Guendouz a dû sortir une intervention majeure sur coup franc à la 75e minute, et la défense kabyle a terminé le match en apnée.
La JSK a gagné le match, pas encore le procès.
Ce que ce premier rendez-vous dit du projet Belhocine
Pour Karim Belhocine, c'était la première sortie officielle sur le banc kabyle. Le tableau est cohérent : un bloc qui tient, une équipe qui crée, un manque de tranchant dans les seize derniers mètres. Autrement dit, une base solide et un chantier clairement identifié. Rien de honteux pour un match d'ouverture, rien de rassurant non plus si la tendance s'installe.
La réussite de sa saison se jouera là : transformer cette domination stérile en scores nets. Une équipe qui gagne 1-0 tous les week-ends finit toujours par tomber sur le soir où le ballon ne rentre pas.
Le poids d'un maillot qui n'attend jamais
La JSK n'est pas un club comme les autres, et ses supporters — de Tizi Ouzou à Paris, de Béjaïa à Montréal — ne se contentent jamais d'une ligne au classement. Chez les Canaris, la patience se mesure en semaines, pas en mois. Une victoire d'entrée offre du temps ; elle n'offre pas de garantie.
Ce premier succès a néanmoins une vertu : il installe un buteur. Belhocini a signé le genre de geste dont les stades se souviennent, et les jeunes joueurs qui marquent tôt prennent souvent une longueur d'avance dans la hiérarchie d'un vestiaire.
Reste maintenant à confirmer loin de Tizi Ouzou. Car dans une Ligue 1 où tout le monde prend des points à domicile, la vraie question arrive dès la prochaine journée : cette JSK sait-elle gagner ailleurs que chez elle ?
*Source : Compétition.dz*
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