Luca Zidane sauve l'Algérie, mais la défense inquiète
Pour Tarek Lazizi, le portier a masqué les failles d'une défense fébrile avant le Mondial. Suffisant pour rêver loin avec les Fennecs ?
Un gardien qui rassure, une charnière qui interroge
Le discours de Tarek Lazizi a le mérite de la franchise. L'ancien défenseur des Verts a pointé du doigt ce qui peut coûter cher à l'Algérie sur la route du Mondial : une arrière-garde encore fébrile, sauvée par les parades d'un gardien en confiance. Le constat est lucide, et il mérite qu'on s'y arrête.
Le verdict sans détour de Lazizi
Pour l'ancien international, la prestation défensive face aux Pays-Bas a laissé des traces. Manque de cohésion, espaces mal couverts, automatismes inexistants : la charnière, alignée pour la première fois dans cette configuration, a affiché des limites. Les Néerlandais auraient pu inscrire trois ou quatre buts sans leur maladresse devant le but. « Avec cette défense, c'est difficile d'aller loin », résume en substance Lazizi, qui rappelle qu'au très haut niveau, ces erreurs se paient comptant. Une grande équipe se juge à sa charnière, pas à son talent offensif.
Luca Zidane, le rempart qui masque tout
Dans ce tableau contrasté, un homme tire son épingle du jeu : le gardien. Selon Lazizi, ses interventions décisives ont compensé les fragilités d'une équipe en construction. Une bonne nouvelle, mais aussi un signal d'alarme. Quand le gardien sauve la défense, c'est que la défense pose problème. Un portier ne peut pas tout assumer sur la durée d'une compétition.
Le débat des hommes forts
Lazizi a aussi livré son analyse poste par poste. Si certains jeunes ont montré des promesses, d'autres ont semblé encore tendres pour le rendez-vous mondial. L'apport d'un latéral plus expérimenté a apporté davantage de sécurité sur un côté, mais la question centrale demeure : qui pour tenir l'axe face aux meilleures attaques de la planète ? L'ancien défenseur plaide pour l'expérience, citant des cadres au vécu international solide pour aborder les chocs à venir. Le talent ne suffit pas si l'arrière-garde tremble.
Un optimisme mesuré
Malgré ces réserves, Lazizi ne sombre pas dans le pessimisme. L'Algérie possède des joueurs de qualité et peut viser un total honorable dans sa poule. Le pays qui a vu grandir Madjer, Belloumi et Mahrez sait que le talent ne lui a jamais manqué. Mais une Coupe du monde ne se gagne pas seulement avec des individualités : elle se construit aussi dans la rigueur collective.
La question est désormais posée aux supporters, en Algérie comme dans la diaspora. Faut-il faire confiance à la jeunesse pour mûrir, ou rappeler l'expérience pour sécuriser l'essentiel ? Le Mondial approche, et le temps des certitudes presse.
*Source : Africafoot*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





