Hemdani vers le banc des A : l'intérim qui fait déjà débat
Selon la presse algérienne, la FAF s'oriente vers un tandem Brahim Hemdani – Antar Yahia pour diriger les Verts face à la Zambie et au Burundi, une solution locale encore non officialisée et déjà discutée.
Le feuilleton du sélectionneur vient peut-être de trouver son épilogue là où personne ne le cherchait il y a un mois : en interne. Selon des informations convergentes de la presse algérienne, relayées notamment par Fennec Football, Le Soir d'Algérie et DZFoot, la Fédération algérienne de football s'oriente vers un tandem Brahim Hemdani – Antar Yahia pour diriger les Verts lors des deux premières journées des qualifications de la CAN 2027, face à la Zambie puis au Burundi fin septembre. Une solution née du sacre de Tarente, mais qui soulève déjà autant d'espoirs que de questions.
Ce que l'on sait, et ce qui reste flou
Les contours du projet se dessinent : Hemdani, l'un des rares techniciens algériens titulaires de la licence UEFA Pro, apparaîtrait officiellement comme sélectionneur, épaulé par Antar Yahia, l'ancien capitaine emblématique des Verts, dont le rôle exact varie selon les sources, certaines le présentant comme le véritable patron technique du duo dans l'attente de ses diplômes. La mission prendrait d'abord la forme d'un intérim, avec le stage de septembre comme test grandeur nature avant une éventuelle installation dans la durée, certains évoquant même un scénario jusqu'à la CAN 2027.
Mais la prudence reste de mise : rien n'est officiel, et selon le journaliste Samir Kaabouche, le président Walid Sadi n'aurait même pas encore rencontré Hemdani pour évoquer le poste. Après un été de pistes démenties, de Sánchez à Poyet en passant par Bento, chacun attendra le communiqué fédéral avant de célébrer ou de critiquer.
Un choix qui divise, et pour de bonnes raisons
Et soyons francs : cette solution locale a ses arguments comme ses failles. Au crédit de Hemdani : une médaille d'or conquise avec la manière, une gestion de groupe saluée, un profil de formateur moderne et une légitimité de terrain qu'aucun CV étranger ne remplace. Au passif du projet : la précipitation d'une promotion fondée sur un tournoi de jeunes de deux semaines, et surtout un conflit de calendrier problématique, le tournoi UNAF des U20, cœur de la mission initiale de Hemdani, se chevauchant totalement avec les échéances des A. Promouvoir l'architecte de Tarente, c'est mécaniquement déstabiliser le projet prometteur qu'il vient de lancer avec sa génération dorée. Un paradoxe que la FAF devra assumer.
Reste la question de fond, posée par tout un été de cacophonie : ce choix est-il une conviction ou un aveu ? Après avoir étudié huit techniciens espagnols, fixé puis raté une deadline, et vu toutes ses pistes étrangères s'effondrer, la fédération se tourne vers la solution interne à trois semaines de l'échéance. Le mérite de Hemdani est réel ; le timing, lui, raconte surtout l'improvisation d'une gouvernance.
Le terrain tranchera, comme toujours
Une chose est certaine : si ce scénario se confirme, le duo Hemdani – Yahia héritera d'une mission sans filet. Deux matchs de qualifications pour convaincre, un groupe à découvrir en quelques jours, et une opinion publique qui ne pardonnera aucun faux pas à une solution présentée comme provisoire. Mais l'histoire du football regorge d'intérims devenus des règnes : à Tarente, personne n'attendait Hemdani non plus.
Le jour où le communiqué officiel tombera, on saura si l'Algérie a trouvé son sélectionneur ou seulement gagné du temps. En attendant, une certitude console : le banc des Verts, enfin, ne sera pas vide en septembre.
Sources : Fennec Football, Le Soir d'Algérie, DZFoot, Afrik-Foot, Samir Kaabouche
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





