L'image qui a fait basculer la demi-finale
L'expulsion de Morgane Belkhiter dès la 23e minute, jugée sévère par de nombreux observateurs, a changé le destin de la demi-finale perdue par les Vertes face au Malawi.
Il y a des images qui résument un match. Celle de Morgane Belkhiter quittant la pelouse du Stade Olympique de Rabat dès la 23e minute, mercredi soir, restera comme le tournant de la demi-finale perdue par l'Algérie face au Malawi (3-1). Une expulsion prononcée après un long recours à la VAR, pour une faute sur Tabitha Chawinga, et dont la sévérité fait polémique depuis le coup de sifflet final.
Un match qui a basculé en quelques minutes
Jusqu'à cette décision, les Vertes tenaient leur match. Entame sérieuse, possession supérieure, bloc en place : rien ne laissait présager le naufrage à venir. Réduites à dix pendant plus de vingt minutes face à l'attaque la plus prolifique du tournoi, les Algériennes ont fini par céder : ouverture du score de Tabitha Chawinga sur un retourné acrobatique à la 33e, puis doublé de sa sœur Temwa juste avant la pause. Le mal était fait, et pas même l'expulsion de la Malawite Rose Kadzere dans le temps additionnel de la première période, ni la réduction du score d'Ikram Adjabi, n'ont permis d'inverser la tendance.
Et soyons francs : réduire cette défaite à une décision arbitrale serait malhonnête. Les sœurs Chawinga ont montré une classe au-dessus du lot, et la défense algérienne a été punie sur chacune de ses approximations. Mais affirmer que ce carton rouge n'a pas conditionné toute la rencontre relèverait du même aveuglement. À onze contre onze, ce match aurait raconté une autre histoire.
Une indignation largement relayée
Depuis mercredi soir, les réactions algériennes fusent. Le mot « désastre » revient dans de nombreux commentaires relayés par la presse spécialisée, notamment Afrik-Foot, pour qualifier une décision jugée disproportionnée au regard de l'intensité de la faute. Le recours interminable à la VAR, avant une sanction aussi lourde et aussi précoce, alimente le sentiment d'injustice chez les supporters des Vertes, d'autant que ce tournoi a multiplié les longues interruptions vidéo aux conséquences décisives.
La CAF n'a, à ce stade, publié aucune communication sur l'arbitrage de cette rencontre. Il est d'ailleurs peu probable qu'elle le fasse : les instances continentales reviennent rarement sur les décisions de terrain, aussi contestées soient-elles.
Transformer la frustration en carburant
Une chose est certaine : ressasser cette expulsion ne rendra pas la finale aux Vertes. La meilleure réponse se trouve sur le terrain, dès samedi, face au Maroc dans le match pour la troisième place. Une médaille de bronze arrachée chez le voisin refermerait ce chapitre frustrant de la plus belle des manières, et rappellerait que cette équipe vaut mieux que les décisions qui l'ont desservie.
Le jour où l'Algérie retrouvera le Malawi ou une demi-finale continentale, cette soirée de Rabat servira de référence : plus de maîtrise, plus de discipline, et surtout ne jamais laisser un arbitre décider du destin d'un match. La leçon est rude, mais elle vaut de l'or pour la suite.
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