Les Vertes à 90 minutes d'un nouvel exploit
L'Algérie affronte le Malawi ce mercredi à 18h00 au Stade Olympique de Rabat, avec une première finale de CAN féminine en ligne de mire, malgré le forfait de Morgane Ikene.
Le grand soir est arrivé. Ce mercredi à 18h00, au Stade Olympique de Rabat, les Vertes disputent la première demi-finale de CAN féminine de leur histoire, face au Malawi. Quatre jours après l'exploit contre la Côte d'Ivoire et la qualification décrochée pour le Mondial 2027, les joueuses de Farid Benstiti ont rendez-vous avec une nouvelle page d'histoire : une victoire les enverrait en finale continentale, un scénario que personne n'aurait osé écrire il y a encore un mois.
Un adversaire à prendre très au sérieux
Le piège est connu, et il a déjà englouti deux géants. Pour sa toute première phase finale de CAN, le Malawi a fait tomber le Nigeria en phase de groupes, puis renversé le Ghana en quart de finale. Une équipe sans complexe, portée par sa star Temwa Chawinga, attaquante redoutable qui évolue en championnat américain et capable de punir la moindre erreur défensive. Les Vertes sont prévenues : toutes les équipes qui ont pris cette sélection de haut dans ce tournoi ont fait leurs valises.
La force algérienne se situe précisément là où le Malawi excelle : dans le rapport de force mental. Solides défensivement, patientes, capables de souffrir sans paniquer comme elles l'ont montré face aux Ivoiriennes, les coéquipières de la capitaine abordent ce rendez-vous avec une sérénité nouvelle, libérées par la qualification mondiale déjà acquise.
Le forfait d'Ikene, seule ombre au tableau
Et soyons francs : la préparation de ce match n'a pas été parfaite. Touchée lors du quart de finale à haute intensité face à la Côte d'Ivoire, Morgane Ikene a été contrainte de déclarer forfait pour la suite du tournoi. Une absence qui pèse, tant l'internationale algérienne s'était imposée comme un rouage important du dispositif de Benstiti. Le sélectionneur devra réorganiser son entrejeu, en s'appuyant sur la profondeur d'un groupe qui a justement fait de sa solidarité collective une force tout au long de la compétition.
Dans l'autre demi-finale, le Maroc, pays hôte et finaliste des deux dernières éditions, affrontera le Cameroun. Même notre rival marocain, favori sur le papier, devra composer avec la pression d'un public qui n'accepterait rien d'autre qu'une finale.
Sans pression, mais avec ambition
Une chose est certaine : ces Vertes n'ont plus rien à perdre et tout à gagner. L'objectif fixé avant le tournoi est atteint, le billet pour le Brésil est en poche, et chaque minute supplémentaire dans cette CAN est un bonus historique. Mais les joueuses l'ont répété depuis samedi : elles ne comptent pas s'arrêter là. Une finale, potentiellement face au pays organisateur, donnerait à cette épopée une dimension encore supérieure.
Le jour où le coup d'envoi sera sifflé ce soir à Rabat, des millions d'Algériens, au pays comme dans la diaspora, retiendront leur souffle. À 90 minutes d'une finale, cette génération a déjà tout changé. Il ne lui reste qu'à continuer.
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