Mandi dément la rumeur d'une fronde contre Petkovic
Accusé d'avoir poussé Petkovic à enterrer sa défense à trois, le défenseur des Fennecs sort du silence. Et sa mise au point ne fait pas dans la demi-mesure.
L'Algérie a quitté le Mondial 2026 par la petite porte, mais Aïssa Mandi n'a pas rangé ses crampons sans un dernier tacle. Cette fois, la cible n'est pas un attaquant adverse : c'est une rumeur qui a couru dans son dos pendant que les Fennecs rentraient au pays.
L'accusation qui a mis le feu
Tout part d'un récit lancé par le journaliste Molina. Selon lui, Mandi, appuyé par Riyad Mahrez, aurait pesé de tout son poids pour convaincre Vladimir Petkovic d'abandonner sa défense à trois en pleine compétition. Le tableau dressé est celui d'un vestiaire où les cadres imposeraient leur loi au sélectionneur. Une histoire séduisante sur le papier, de celles qui alimentent les débats les plus enflammés dans la diaspora comme sur les terrasses d'Alger. Le problème, c'est que le principal intéressé n'en reconnaît pas un mot.
La réponse cash de Mandi
Le défenseur n'a pas cherché la nuance. « C'est du grand n'importe quoi », lâche-t-il, avant de préciser le fond de sa pensée : « On peut discuter, donner son avis, mais la manière dont cette histoire a été tournée, c'est n'importe quoi. » Mandi assume le droit de tout footballeur à échanger avec son coach sur un système, mais refuse qu'on transforme une discussion en complot. Et il pose une frontière claire : « Quand on touche à l'homme, à mes valeurs et à la réputation que j'ai mis seize ans à construire, je n'accepte pas. » Face à ceux qui ont propagé le récit, sa ligne est nette : « Je préfère ne pas donner de lumière à ces personnes. » On peut discuter d'un système, pas salir seize ans de carrière.
Le vrai sujet reste sportif
Derrière la polémique, il y a une élimination qui fait mal. Les Fennecs ont buté sur la Suisse dès les seizièmes de finale, après un premier match compliqué face à l'Argentine. Mandi ne fuit pas ce bilan : il pointe un manque de « supplément d'âme » au moment décisif, ce petit surcroît d'engagement qui sépare les équipes qui passent de celles qui rentrent. Voilà le débat qui mérite qu'on s'y attarde, bien plus qu'une querelle de coulisses sur le nombre de défenseurs. Une élimination laisse une frustration ; une accusation gratuite laisse une cicatrice.
Une sortie qui dit beaucoup
À 34 ans, au crépuscule d'un long parcours en sélection, Mandi défend son maillot comme il défendait sa surface : sans reculer d'un centimètre. Sa fermeté rappelle que le brassard algérien, de Belloumi à Mahrez, s'est toujours porté avec un certain sens de l'honneur. Le message est autant destiné aux réseaux qu'au vestiaire qu'il laisse derrière lui : on peut critiquer un résultat, pas travestir un homme. Reste une question que cette affaire laisse ouverte : à force de chercher des coupables dans le vestiaire, ne détourne-t-on pas le regard des vraies raisons de l'échec algérien ?
Chiffres clés
- Âge : 34 ans
- Poste : défenseur central, rompu à l'axe d'une défense à trois
- CDM 2026 : élimination en seizièmes de finale face à la Suisse
- Seize saisons construites au service des Fennecs
_Source : dzfoot_
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