Six fois moins cher que Petkovic : les salaires du nouveau staff dévoilés
Brahim Hemdani percevrait entre 25 000 et 30 000 euros mensuels et Antar Yahia entre 15 000 et 20 000, selon la presse spécialisée, pour des objectifs identiques à ceux fixés à Vladimir Petkovic.
Les contours financiers de la nouvelle ère des Verts se précisent, et ils racontent une véritable rupture. Selon les informations de La Gazette du Fennec, confirmées par Afrik-Foot, Brahim Hemdani percevra un salaire mensuel compris entre 25 000 et 30 000 euros à la tête de la sélection. Son adjoint Antar Yahia émargerait entre 15 000 et 20 000 euros selon El Hayat, qui avance toutefois une fourchette supérieure pour le sélectionneur, autour de 53 000 euros. Quelle que soit la version retenue, la conclusion est la même : le nouveau staff coûte une fraction du précédent.
La fin des années folles
La comparaison donne le vertige. Vladimir Petkovic émargeait à 160 000 euros mensuels depuis le renouvellement de son contrat en juin, sans compter les salaires de son staff qui portaient l'enveloppe globale bien au-delà des 200 000 euros. Le technicien suisse aura d'ailleurs coûté jusqu'au bout : sa résiliation à l'amiable, selon les indiscrétions de Foot Afrique, a porté sur douze mois de salaire. À côté, l'ensemble du nouveau staff cent pour cent algérien, préparateur physique Nacer Daineche et entraîneur des gardiens Nasredine Berarma compris, ne dépasserait pas les 100 000 euros mensuels. Six fois moins cher pour le sélectionneur, deux fois moins pour la structure entière : la FAF, échaudée par la facture du divorce, a fait ses comptes.
Des clauses qui responsabilisent
Et soyons francs : le plus intéressant ne réside pas dans les montants, mais dans l'architecture du contrat. Selon La Gazette du Fennec, l'engagement du duo, courant jusqu'à la CAN 2027, intègre des clauses de performance d'une rare clarté : en cas d'échec, Hemdani et Yahia quitteraient leurs fonctions sans percevoir la moindre indemnité. Une demi-finale à la CAN prolongerait leur bail d'une année supplémentaire. Et le scénario rêvé, un sacre continental doublé d'une qualification au Mondial, ouvrirait la voie à une prolongation jusqu'à la Coupe du monde 2030, avec des salaires renégociés. Du jamais-vu ou presque dans le football africain, où les contrats blindés d'indemnités ont ruiné tant de fédérations.
Cette structure dit tout de la philosophie du moment : des techniciens qui acceptent de tout miser sur leurs résultats, une fédération qui protège ses finances, et une exigence sportive inchangée, la qualification et le dernier carré de la CAN 2027 restant les objectifs officiels. Le Jeune Indépendant rappelle d'ailleurs un détail éloquent : Hemdani, déjà sous contrat avec la FAF, n'a rien négocié, acceptant sa mission avant même d'en connaître les termes.
Le vrai prix se lira sur le terrain
Une chose est certaine : ce montage n'aura de sens que validé par les résultats. Si le duo réussit, la FAF aura signé l'une des meilleures opérations de son histoire, sportivement et financièrement. S'il échoue, on rappellera qu'un projet de sélection ne se juge pas à son coût, et que l'économie réalisée sur le banc s'est payée sur le terrain. Les 160 000 euros de Petkovic n'ont pas empêché l'élimination en huitièmes du Mondial ; les 30 000 de Hemdani n'interdisent rien.
Le jour où les Verts soulèveront à nouveau un trophée, personne ne demandera combien gagnait le sélectionneur. C'est peut-être ça, la vraie leçon de ces chiffres : le maillot n'a jamais eu de prix, pour ceux qui savent ce qu'il représente.
Sources : La Gazette du Fennec, Afrik-Foot, El Hayat, Foot Afrique, Le Jeune Indépendant, Fennec Football
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