Ce qui attend vraiment le nouveau staff des Verts
Officiellement installé, le trio Hemdani – Yahia – Saïb n'a que trois semaines avant la réception de la Zambie. Tour d'horizon des cinq dossiers brûlants qui décideront de son avenir.
L'euphorie de la nomination retombée, place à la réalité du calendrier. Brahim Hemdani et son staff disposent de moins de trois semaines avant la réception de la Zambie, le 25 septembre à Tizi-Ouzou, en ouverture des qualifications de la CAN 2027. Trois semaines pour régler cinq dossiers dont chacun, mal géré, peut coûter cher. Inventaire.
La première liste, premier révélateur
Tout commence par elle. Attendue dans les prochains jours, la première liste de Hemdani sera scrutée comme une déclaration d'intentions : continuité avec l'ossature du Mondial ou premiers signes de rupture ? Les cadres installés, de Gouiri à Maza en passant par Aït-Nouri et Hadj Moussa, ne font aucun doute. Les vraies réponses se liront dans les marges : les revenants potentiels comme Aouar ou Belaïli, les nouveaux venus possibles comme Belloumi, et les choix aux postes en concurrence. Un exercice d'autant plus délicat que le nouveau sélectionneur n'a jamais dirigé la plupart de ces joueurs.
Vient ensuite le dossier le plus sensible : le capitaine. Riyad Mahrez, toujours sans club après deux mois de rumeurs démenties, place le staff devant un dilemme sans bonne réponse. Convoquer un joueur sans rythme au nom de son statut et de son aura, ou ouvrir le cycle sans lui au risque de froisser une légende et une partie du public ? La décision de Hemdani sur ce cas précis dira beaucoup de son courage et de sa vision.
Des hiérarchies à trancher, une génération à intégrer
Et soyons francs : d'autres chantiers moins médiatiques pèseront tout autant. La hiérarchie des gardiens, éternel débat algérien, mérite une clarification durable. L'intégration progressive des champions de Tarente, les Kohili, Akhrib et autres Zitouni, demandera un dosage subtil entre récompense méritée et précipitation dangereuse : Hemdani les connaît mieux que personne, c'est son avantage unique, mais brûler une pépite reste le péché capital de tout sélectionneur. Enfin, il faudra poser une identité de jeu en quelques séances seulement, avec un rassemblement unique avant deux matchs comptables.
Le tout sous une contrainte que personne n'oublie : le statut provisoire. La FAF a été claire, ce mandat s'évaluera aux résultats. Six points contre la Zambie et le Burundi transformeraient l'intérim en règne ; le moindre accroc rouvrirait la boîte à candidats et fragiliserait tout l'édifice.
L'atout maître : l'adhésion
Une chose est certaine : sur un point au moins, ce staff part avec une longueur d'avance qu'aucun étranger n'aurait eue. L'adhésion immédiate du vestiaire et du public à des figures respectées, la connaissance intime de la maison algérienne, et cette légitimité du maillot que Yahia incarne jusqu'à la caricature. Dans un football où, comme le dit si bien Moussa Saïb, un coach accepté par ses joueurs est déjà sauvé, ce capital-là vaut de l'or.
Le jour où la première liste tombera, le vrai mandat de Brahim Hemdani commencera. D'ici là, chaque journée compte. Et le chrono, lui, tourne déjà.
Sources : FAF, La Gazette du Fennec, Compétition, Goal
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