Petkovic : le plan de la FAF pour le faire craquer
Plutôt que de le limoger, la FAF miserait sur l'hostilité du public algérois pour pousser le sélectionneur vers la sortie. Une manœuvre à haut risque.
Quand on ne peut pas licencier, on use. C'est, en substance, la stratégie que prêterait la source à la Fédération pour se séparer de Vladimir Petkovic sans passer par la case coûteuse de la résiliation.
Un divorce impossible à assumer frontalement
Le sélectionneur suisso-bosnien a rempli ses objectifs sportifs, ce qui rend un limogeage direct juridiquement délicat et financièrement lourd. La FAF chercherait donc une porte de sortie plus discrète : rendre les conditions de travail invivables jusqu'à ce que l'homme jette lui-même l'éponge. Une manière de provoquer le départ sans en payer le prix.
L'arme secrète : le public algérois
Le cœur du plan, selon la source, tiendrait en un mot : Alger. En domiciliant les matchs au stade Nelson Mandela de Baraki et au 5-Juillet, la Fédération replacerait Petkovic face à un public qui ne l'a pas adopté. L'épisode n'est pas théorique : le technicien aurait déjà fui cette enceinte après les sifflets essuyés contre la Guinée en juin 2026, lui préférant Tizi-Ouzou. Le message serait clair, et rude.
Un vestiaire qui lui échappe
À ce climat s'ajoute une perte d'autorité. Avec les retraites internationales de Riyad Mahrez et d'Aïssa Mandi, Petkovic aurait perdu deux relais essentiels dans le groupe. Sans ces cadres, difficile de tenir un vestiaire sur la seule force du discours. Petkovic a perdu Mahrez et Mandi ; il pourrait perdre bien plus. Le sélectionneur n'aurait plus tout à fait la main.
Une stratégie à double tranchant
Reste une question que la Fédération semble sous-estimer : peut-on affaiblir un sélectionneur sans affaiblir la sélection ? Instrumentaliser les sifflets, c'est prendre le risque d'installer une ambiance délétère autour des Verts, à un moment où ils ont besoin de sérénité. On ne construit pas une victoire en armant le public contre son propre banc. Le procédé, s'il est avéré, en dit long sur l'état des relations.
Ce que les supporters doivent surveiller
Il faut le rappeler : ces éléments relèvent d'une information de presse, formulée au conditionnel, et non d'une décision officielle. Mais la tendance décrite mérite l'attention, de Bab El Oued à la diaspora de Paris et Bruxelles, qui suit chaque soubresaut des Fennecs. Une fédération qui joue contre son sélectionneur joue contre elle-même.
Alors, faut-il en finir proprement avec Petkovic, ou ce feuilleton risque-t-il d'empoisonner toute une génération de joueurs ?
*Source : La Gazette du Fennec*
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