Belaïli tourne le dos à l'Espérance
Alors que sa prolongation à Tunis semblait ficelée, YB10 a fait volte-face et finalise son retour au MC Alger. Récit d'un revirement dont lui seul a le secret.
L'énième feuilleton Youcef Belaïli vient de livrer son épisode décisif, et il est fidèle au personnage. Alors que tout semblait ficelé avec l'Espérance de Tunis pour le renouvellement de son contrat, arrivé à expiration, l'ailier international a fait volte-face, rapporte La Gazette du Fennec. Absent du rassemblement de préparation des Sang et Or, rentré à Alger aux côtés de Djamel Benlamri, le nouveau manager du Doyen, YB10 est désormais en phase de finalisation de son retour au MC Alger. Le champion d'Algérie touche au but dans le dossier le plus commenté de son été.
La chronologie d'un contre-pied signé YB10
Reprenons le fil, car il mérite le récit. Un accord de principe existait avec Tunis pour une prolongation, et le joueur avait lui-même publié une vidéo de séance de musculation en maillot espérantiste, convainquant tout le monde de l'issue du dossier. Puis les signaux se sont inversés : absence au stage d'Aïn Draham, silence prolongé face aux relances de la direction tunisienne, et ce retour à Alger en compagnie de son frère d'armes du sacre de 2019, dont la nomination au Mouloudia a été officialisée dans la foulée. Et soyons francs : en ne rejoignant pas ses coéquipiers, Belaïli avait déjà signé sa réponse, tout le reste n'était que formalités.
Ce que le MCA achète vraiment
Pour le Doyen, cette arrivée dépasse le simple renfort sportif. Belaïli reste l'un des derniers artistes du football algérien, ce gaucher d'instinct capable de faire lever un stade sur un dribble, héritier de la lignée technique qui va de Belloumi à Madjer. Son retour au club où il a laissé d'excellents souvenirs offre au champion un supplément d'âme pour sa quête continentale et un argument commercial que la Ligue 1 entière lui enviera, jusque dans les cafés de la diaspora. Le timing du stage autrichien, sous les ordres de Khaled Ben Yahia, permettrait une intégration immédiate. Une chose est certaine : quand le MCA aligne un projet sportif, un vestiaire d'anciens de 2019 et l'amour de Bab El Oued, peu de joueurs algériens savent dire non.
Tunis, le grand perdant d'un été qu'elle croyait gagné
Côté espérantiste, la pilule sera amère. Le club de Bab Souika, qui avait relancé Belaïli à ses heures les plus sombres et venait de le voir briller sous ses couleurs, perd un joueur majeur sans indemnité ni préavis moral. Les supporters tunisiens, qui l'ont adulé comme un des leurs, retiendront la manière autant que le départ. C'est la part d'ombre du personnage : le génie du contre-pied ne s'applique pas qu'aux défenseurs, et chaque club qui signe YB10 sait qu'il épouse l'imprévisibilité avec le talent.
Il reste une signature, et une ombre
Tant que le paraphe n'est pas apposé, l'expérience commande la prudence, ce dossier ayant déjà changé trois fois de direction. Restera ensuite à clarifier la situation sportive du joueur, entre sa condition physique et les suites de son contentieux disciplinaire toujours pendant devant les instances. Le jour où Belaïli foulera la pelouse du 5-Juillet en vert et rouge, l'été mouvementé du Doyen trouvera sa plus belle conclusion. D'ici là, on gardera la leçon de ce feuilleton : avec YB10, rien n'est signé tant que tout n'est pas signé.
*Sources : La Gazette du Fennec, Africafoot, Compétition*
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