Petkovic officiellement reconduit, sa réponse attendue
La FAF a notifié au sélectionneur son maintien à la tête des Verts, conformément à la recommandation de la commission technique. L'ironie : c'est lui qui hésite désormais.
Le feuilleton de l'été vient de connaître son retournement le plus spectaculaire. Selon Fennec Football, Vladimir Petkovic a été officiellement notifié par la Fédération algérienne de football de sa reconduction à la tête des Verts, dans le prolongement de la recommandation surprise émise par la commission technique. Et le twist final est savoureux : c'est désormais le technicien qui fait attendre sa réponse, annoncée pour le milieu de semaine. L'homme que l'institution poussait vers la sortie depuis Vancouver tient aujourd'hui le sort de cette même institution entre ses mains.
Retour sur un renversement complet
Mesurons le chemin parcouru en trois semaines. Après l'élimination face à la Suisse, Walid Sadi voulait tourner la page rapidement, selon toute la presse spécialisée ; le divorce s'annonçait explosif, la piste Antar Yahia occupait les unes, et le bureau fédéral déléguait l'évaluation du bilan dans ce que chacun lisait comme l'instruction d'un procès. La commission a conclu à l'inverse, la FAF a suivi, et voilà le sélectionneur officiellement confirmé. Et soyons francs : soit l'institution a retrouvé la raison en jugeant sur pièces, soit elle a simplement découvert que deux ans de salaire revalorisé coûtaient plus cher que sa fierté.
Pourquoi Petkovic hésite, et pourquoi il a raison
La temporisation du Bosno-Suisse n'a rien d'un caprice. La Gazette du Fennec rappelle qu'il avait lui-même signifié au président son intention de partir dans la foulée de l'élimination. Depuis, il a vu son bilan disséqué publiquement, son nom traîné dans les négociations de résiliation, et son autorité contestée jusque dans les fuites de presse. Revenir dans ces conditions exige des garanties : un mandat clair, un staff renforcé, une protection institutionnelle réelle et la fin des campagnes de coulisses. Un sélectionneur qui reprend un groupe sans ces assurances signe pour un calvaire. Une chose est certaine : après un été pareil, le rapport de force s'est inversé, et Petkovic négocie désormais en position de force.
Le vestiaire et le public, les grands oubliés de l'équation
Reste la question que personne à Dely Ibrahim ne semble poser : comment ce maintien sera-t-il reçu ? Une partie du vestiaire a vécu la valse tactique du Mondial, les révélations ont abîmé la relation de confiance, et la rue réclamait un changement de cap. Repartir avec le même homme peut se défendre rationnellement, calendrier de la Zambie oblige, mais cela exigera un travail de reconquête que la FAF devra porter publiquement : expliquer la décision, fixer des objectifs, assumer. Sans cela, la première contre-performance de septembre transformera ce maintien en piège pour tout le monde.
Milieu de semaine, l'heure de vérité
D'ici quarante-huit heures, le football algérien saura enfin sur quel pied danser. Un oui de Petkovic lancerait immédiatement la préparation des éliminatoires de la CAN 2027 ; un non rouvrirait la crise avec deux mois de retard et un champ de ruines. Le jour où cette réponse tombera, elle dira moins l'avenir d'un entraîneur que la capacité d'une fédération à vivre avec ses propres décisions. La balle est dans le camp d'un seul homme, et pour une fois, ce n'est pas celui qu'on croyait.
*Sources : Fennec Football, La Gazette du Fennec*
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