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MONDIAL 2026

Mandi et Bentaleb : ces cadres qui ont besoin d'être recadrés

Deux titulaires intouchables face à l'Argentine, deux naufrages individuels assumés : Mandi et Bentaleb incarnent l'erreur de hiérarchie qui plombe les Verts.

Mohamed Filali· Rédacteur en chef··7 min·👁 765671 vues
Mandi et Bentaleb : ces cadres qui ont besoin d'être recadrés

Il faudra bien que quelqu'un finisse par leur dire. Aïssa Mandi et Nabil Bentaleb sont depuis longtemps présentés comme des cadres indiscutables de la sélection algérienne. Indiscutables par leur ancienneté, indiscutables par leur statut, indiscutables aux yeux de Vladimir Petkovic qui continue de leur faire confiance malgré l'évidence. Mais sur le terrain, le constat est cruel. Face à l'Argentine mardi soir, les deux hommes ont livré l'une des prestations individuelles les plus indignes de leur carrière internationale. Et soyons francs : il est temps de poser la vraie question. Ces cadres ont-ils encore besoin d'être recadrés, ou faut-il les sortir tout simplement ?

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Mandi et Bentaleb méritent-ils encore leur place ?
Non, leurs prestations ne justifient plus leur statut de cadres
Oui, l'expérience reste précieuse dans un Mondial difficile
Sur le banc oui, mais titulaires non, ils n'ont plus le niveau
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Le statut de cadre en équipe nationale n'est pas un CDI. Il se mérite chaque jour, dans le sang et la sueur, ou il se perd. À Kansas City, Mandi et Bentaleb ont perdu le leur. Décryptage de deux trajectoires qui méritent une remise en question profonde.

Mandi : la pierre tombale de la défense algérienne

Commençons par Aïssa Mandi. Le défenseur central de Lille, longtemps considéré comme un pilier de la charnière algérienne, a livré face à l'Argentine ce qui ressemble à l'un des pires matchs de sa carrière sous le maillot vert. Lenteur exaspérante dans ses déplacements. Lourdeur stupéfiante dans ses interventions. Lecture défensive aux abonnés absents. Et sur le premier but argentin, une non-anticipation totale qui a permis à Lionel Messi de surgir entre les lignes comme à la parade.

Le constat ne date pas d'hier. Face aux Pays-Bas le 3 juin, déjà, Mandi avait inquiété. Face à la Bolivie, il avait certes livré une prestation correcte, mais dans un contexte où l'adversaire ne pressait quasiment pas, ce qui ne reflète en rien le vrai niveau international. À 33 ans, le natif de Reims n'a plus les ressources physiques pour évoluer au plus haut niveau. Et pourtant, Petkovic continue de le titulariser comme si l'évidence n'existait pas. Une chose est certaine : un cadre qui ne sait plus défendre ne mérite plus sa place de cadre.

Bentaleb : le milieu qui n'apporte plus rien

Le cas de Nabil Bentaleb est encore plus interpellant. Le milieu de Lille traîne depuis plusieurs saisons un déficit de prestations qui questionne. En club, à Lille même, ses titularisations se sont raréfiées au fil de la dernière saison. Son jeu est jugé décevant par les observateurs du LOSC eux-mêmes, qui ne comprenaient déjà plus sa place dans les onze sénégalais. Et pourtant, en sélection algérienne, le natif de Lille semble bénéficier d'un crédit illimité auprès de Vladimir Petkovic.

La prestation face à l'Argentine a confirmé les pires craintes. Très mauvaise transmission au milieu du terrain, pressing nerveux avec faute évitable, incapacité à orienter le jeu. Bentaleb n'a même pas réussi à faire ce qu'on attend d'un milieu défensif basique : couper les lignes de passe argentines. Face à la Bolivie déjà, sa prestation avait été pointée du doigt avec une note de 5,5 sur 10 dans nos colonnes. Le pattern est désormais clair. Quand on ne donne plus satisfaction ni en club ni en sélection, c'est qu'il y a un vrai problème de hiérarchie à corriger.

Ces cadres dont la place est plus que contestée

Voilà le mot juste. Le statut de cadre des deux Lillois est désormais plus que contesté. Et il ne se conteste pas seulement chez DzChronique. Il se conteste dans tous les groupes de supporters, dans tous les forums, dans tous les commentaires sous les publications de la FAF. Le peuple algérien voit ce que Petkovic semble ne pas voir : Mandi et Bentaleb ne sont plus à la hauteur du maillot. Et leur place dans les 26 joueurs du Mondial est interrogée légitimement par tous ceux qui suivent vraiment la sélection.

Les alternatives existent. En défense centrale, Zineddine Belaïd a montré face à la Bolivie qu'il avait la fraîcheur, la vitesse de relance et l'engagement qui manquent cruellement à Mandi. Mohamed-Amine Tougaï peut être une vraie option défensive solide. Achref Abada a prouvé qu'il pouvait évoluer en défenseur central. Au milieu, Ibrahim Maza et Farès Chaïbi peuvent apporter du rythme et de la qualité technique. Adel Boulbina peut aussi peser dans certains contextes. Mais Petkovic, lui, continue de privilégier les noms aux performances. Le jour où un sélectionneur préfère le statut au talent, son projet vacille.

Le précédent inquiétant qu'il faut nommer

Il y a un risque à laisser ce système de copinage hiérarchique perdurer. C'est précisément ce qui avait conduit à l'échec de la CAN 2024 sous Djamel Belmadi. Le manque de remise en cause des cadres, l'aveuglement sur leur niveau réel, le refus de bousculer une hiérarchie figée. L'Algérie était sortie au premier tour dans l'humiliation. Petkovic est-il en train de reproduire les mêmes erreurs ? À voir le onze aligné face à l'Argentine, on est en droit de s'inquiéter sérieusement.

Face à la Jordanie samedi, le sélectionneur a une opportunité historique de corriger le tir. Mandi et Bentaleb doivent être laissés au repos, ou même sortis du onze pour de bon. Les jeunes joueurs qui ont prouvé en seconde mi-temps contre la Bolivie doivent enfin recevoir leur chance. Le peuple algérien le mérite. Le maillot vert le mérite.

Et maintenant ?

Il reste cinq jours à Vladimir Petkovic pour décider. Soit il maintient son choix par fierté mal placée, et l'Algérie risque une élimination prématurée et humiliante. Soit il a le courage de rebrasser ses cartes et de donner enfin leur chance aux joueurs qui méritent vraiment leur place. Pour la diaspora algérienne, en France comme partout dans le monde, l'heure de la vérité approche. Et la patience envers ces faux cadres a depuis longtemps atteint ses limites. Mandi et Bentaleb ont eu leur chance. Ils l'ont gâchée. Place aux suivants.

*Source : DzChronique — analyse*

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