Coup de théâtre : Petkovic et la FAF se séparent
Selon BeIN Sports Arabic, un accord a été trouvé pour mettre fin à la collaboration, vingt-quatre heures à peine après la reprise officielle du sélectionneur. Récit d'un revirement fou.
On croyait le feuilleton refermé, il vient de livrer son épisode le plus fou. Selon BeIN Sports Arabic, relayé par Foot Mercato, un accord a enfin été trouvé entre Vladimir Petkovic et la Fédération algérienne de football pour la cessation de leur collaboration. L'information, qu'aucun communiqué officiel n'est encore venu confirmer à l'heure où nous écrivons, tombe vingt-quatre heures à peine après la reprise officielle des fonctions du sélectionneur, actée ce 1er août avec clauses de résidence et programme de travail à la clé. Si elle se vérifie, l'Algérie du football vient de vivre le revirement le plus spectaculaire de son été, et il y avait pourtant de la concurrence.
La chronologie qui donne le tournis
Reprenons le fil, car il faut le relire pour y croire. Début juillet, l'élimination de Vancouver déclenche l'annonce d'un départ imminent, entre démission évoquée et séparation à l'amiable. Mi-juillet, coup de théâtre : le collège technique présidé par Rabah Saâdane juge les objectifs remplis et recommande le maintien. Fin juillet, la FAF notifie la reconduction, écarte les adjoints Morandi et Neghiz, installe Antar Yahia comme premier adjoint au 1er août et serre la vis contractuelle. Le 1er août, la reprise est officialisée. Le 2, un accord de séparation serait trouvé. Et soyons francs : aucun scénariste n'aurait osé écrire un mois pareil, de peur qu'on ne le croie pas.
Ce qui a pu faire basculer le dossier
En l'absence de version officielle, les hypothèses s'imposent d'elles-mêmes. Le silence prolongé de Petkovic face aux courriers fédéraux, documenté ces derniers jours, ressemblait déjà à une réponse. Les conditions durcies, résidence obligatoire de trois semaines par mois et obligation de transparence, pouvaient être lues comme une invitation au départ autant que comme un cadre de travail. Ajoutons l'intérêt de sélections étrangères évoqué par la presse, et le tableau d'un divorce par consentement mutuel se dessine : la FAF obtenait sa rupture sans payer deux ans de salaire, le technicien sa liberté sans passer pour le fossoyeur. Une chose est certaine : quand deux parties cherchent la sortie, les clauses finissent toujours par la trouver.
Un bilan à saluer malgré tout
L'heure venue des comptes, l'honnêteté s'impose. Arrivé en février 2024 après le naufrage de la CAN ivoirienne, Petkovic laisse 24 victoires, 9 nuls et 6 défaites, un quart de finale continental au Maroc et surtout le retour de l'Algérie en Coupe du monde après douze ans d'absence. Le Mondial raté et la valse tactique resteront, les révélations de l'été sur l'environnement fédéral aussi. Son passage se jugera plus équitablement avec le temps : ni le sauveur annoncé, ni le coupable unique d'un système que tout l'été a déshabillé.
Et maintenant, l'urgence absolue
Car le vrai sujet est devant : la Zambie arrive le 21 septembre, dans sept semaines, et l'Algérie se retrouverait sans sélectionneur, avec un premier adjoint installé depuis un jour et un staff en chantier. Antar Yahia assurera-t-il l'intérim, sa licence le permettant pour un rôle transitoire encadré ? Un nom extérieur peut-il être bouclé à temps ? Le jour où la FAF officialisera cette séparation, elle devra annoncer la suite dans la même phrase. Ce pays a épuisé son stock de feuilletons. Place aux décisions.
*Sources : BeIN Sports Arabic, Foot Mercato*
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