Un joyau de Premier League tend la main à l'Algérie
Dean Benamar, latéral gauche de 18 ans formé à Crystal Palace, affiche publiquement son enthousiasme à l'idée de représenter un jour les Verts. Un appel à saisir.
Dans la grande bataille des binationaux, les plus belles victoires sont celles qui commencent par un appel du joueur lui-même. Dean Benamar, latéral gauche de 18 ans évoluant sous les couleurs de Crystal Palace, a affiché publiquement son enthousiasme à l'idée de représenter un jour l'équipe nationale algérienne, rapporte Fennec Football. Un signal rare et précieux : pendant que la FAF déploie des trésors de diplomatie pour convaincre les Benkara, Meddah et autres Massolin, voilà un talent de Premier League qui fait la moitié du chemin tout seul.
Un profil formé à bonne école
Prenons la mesure du pedigree. Crystal Palace n'est pas la plus médiatique des académies anglaises, mais elle est l'une des plus productives de la décennie, celle qui a façonné des internationaux par dizaines et dont les jeunes s'exportent dans toute l'élite. Y exister à 18 ans au poste de latéral gauche, dans un football anglais qui exige des pistons complets capables de défendre les duels et d'avaler les couloirs, constitue déjà un label de qualité. La suite dira si le garçon franchit le cap professionnel, mais la matière première est identifiée au bon endroit. Et soyons francs : les latéraux gauches formés en Premier League ne courent pas les listes de la FAF.
Une déclaration qui change la nature du dossier
Ce qui rend ce cas singulier, c'est le sens de la démarche. La plupart des dossiers binationaux se jouent en défense : convaincre, rassurer, séduire un joueur courtisé ailleurs. Ici, l'attachement s'exprime spontanément, et l'histoire des Verts enseigne que ces profils-là, ceux qui viennent par le cœur avant de venir par le calcul, s'installent durablement, de Bensebaïni aux cadres de la génération 2019. La fédération dispose d'un boulevard : créer le lien avec la famille, suivre sa progression, l'intégrer au radar des sélections de jeunes désormais pilotées par Brahim Hemdani, profil idéal pour dialoguer avec un binational d'Angleterre. Une chose est certaine : quand un joueur tend la main, la pire erreur est de la laisser suspendue.
Le poste où l'Algérie doit voir loin
Le timing ajoute à l'intérêt. Le couloir gauche des Verts vit une transition heureuse, entre un Bensebaïni que Dortmund veut prolonger et un Hadjam en partance pour la Serie A ; mais à l'horizon 2030, celui du cycle que la FAF prépare poste par poste, la profondeur devra se renouveler. Sécuriser aujourd'hui un latéral de 18 ans formé en Angleterre, c'est s'épargner dans cinq ans une bataille de convocations perdue d'avance. La nouvelle doctrine préventive de Dely Ibrahim, que nous saluons depuis des semaines, trouve ici un candidat qui coche toutes les cases, jusqu'à la motivation.
À la FAF de conclure
La suite appartient aux recruteurs fédéraux : un contact, un suivi, une intégration progressive aux catégories de jeunes, sans pression médiatique ni précipitation. Le jour où Dean Benamar honorera sa première sélection en vert, on se souviendra qu'il l'avait demandée avant qu'on la lui propose. Ces histoires-là sont les plus belles du football des diasporas. Celle-ci ne demande qu'à s'écrire.
*Source : Fennec Football*
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