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MONDIAL 2026

Belghali-Hadj Moussa : le duo droit qui dynamite les Verts

Vitesse, combinaisons, prise d'espace : Belghali et Hadj Moussa ont montré face à la Bolivie une entente précieuse. Reste à retrouver le même équilibre côté gauche.

Mohamed Filali· Rédacteur en chef··6 min·👁 866871 vues
Belghali-Hadj Moussa : le duo droit qui dynamite les Verts

Voilà une bonne nouvelle qui méritait qu'on s'y attarde. Face à la Bolivie, dans une seconde mi-temps métamorphosée, les Verts ont mis en lumière une association qui pourrait bien changer leur jeu offensif au Mondial 2026 : le duo Rafik Belghali et Anis Hadj Moussa sur le côté droit. Vitesse, prises d'espace, combinaisons fluides, complicité visible : tous les ingrédients étaient réunis pour faire mal aux défenses adverses. Et soyons francs : on n'avait pas vu une telle alchimie sur un couloir algérien depuis longtemps.

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Belghali-Hadj Moussa doivent-ils débuter à droite contre l'Argentine ?
Oui, leur complicité visible mérite la titularisation
Non, Mahrez reste capitaine et son expérience est précieuse
Mahrez d'entrée à droite, Belghali en latéral seul à son poste
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Ce qui frappe dans cette association, ce n'est pas seulement les qualités individuelles des deux joueurs, déjà saluées dans nos colonnes. C'est la manière dont ces qualités se complètent naturellement, créant un déséquilibre permanent pour l'adversaire. Décryptage d'un duo qui peut peser face à l'Argentine, et de la question qui se pose désormais à gauche.

Une complémentarité naturelle

L'analyse tactique est limpide. Belghali est un latéral droit moderne, doté d'un sens du mouvement et d'une capacité de projection vers l'avant qui en font un véritable danger offensif. Hadj Moussa, lui, est un ailier inversé, gaucher capable de provoquer dans l'axe ou de combiner avec son latéral pour étirer les défenses. La combinaison fonctionne précisément parce que les deux joueurs n'occupent pas les mêmes zones et savent se libérer alternativement.

Face à la Bolivie, on les a vus enchaîner des une-deux propres, prendre la profondeur l'un après l'autre, et créer du surnombre quand il le fallait. Belghali sait remettre en première intention pour relancer le mouvement. Hadj Moussa sait fixer un défenseur pour libérer l'espace dans le dos. Une chose est certaine : ce duo apporte au jeu algérien quelque chose qu'il n'avait pas en première période avec Chergui et Mahrez : du mouvement, de la vitesse et de la prise de risque.

Le contraste avec la première période

Le constat est cruel pour les titulaires de la première mi-temps. Le côté droit avec Samir Chergui en défenseur latéral et Riyad Mahrez à l'aile était quasiment inactif. Mahrez n'avait quasiment pas été vu pendant les trente premières minutes du match, peu disponible, mal connecté avec son couloir. À l'inverse, Belghali et Hadj Moussa ont produit du jeu dès leur entrée. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le but inscrit par Hadj Moussa au cours de cette seconde période est venu directement d'un mouvement collectif initié de leur côté.

Le sélectionneur Vladimir Petkovic devra trancher avant le 16 juin. Maintenir le capitaine Mahrez pour son expérience, ou lancer dès le coup d'envoi un duo Belghali-Hadj Moussa qui carbure en attaque. À ce stade de la préparation, la réponse semble se dessiner toute seule.

Et à gauche, quand va-t-on voir la même alchimie ?

C'est la question qui reste en suspens. Côté gauche, le tandem habituel Rayan Aït-Nouri et Mohamed Amoura ne dégage pas encore la même fluidité. Aït-Nouri propose beaucoup individuellement, avec ses chevauchées et ses prises de risque, mais peine à trouver son ailier dans les bonnes conditions. Amoura, lui, multiplie les efforts mais avec des imprécisions et une précipitation qui désorganisent souvent les combinaisons.

L'idéal serait évidemment de retrouver la même symétrie qu'à droite. Si Aït-Nouri et Amoura parvenaient à synchroniser leurs courses, à se trouver à une touche de balle et à exploiter les espaces ensemble, l'Algérie deviendrait un cauchemar pour les défenses adverses. Le jour où les deux ailes des Verts vibrent au même rythme, l'attaque algérienne change de dimension. Pour l'instant, ce n'est pas encore le cas.

Une question d'automatismes plus que de talent

Le problème n'est pas le talent. Aït-Nouri est un latéral parmi les meilleurs de sa génération à son poste, et Amoura reste un finisseur reconnu en Bundesliga. La question est ailleurs : ces deux joueurs n'ont sans doute pas eu assez de temps ensemble pour bâtir des automatismes solides. Belghali et Hadj Moussa, eux, semblent avoir développé une lecture du jeu commune en quelques rencontres. C'est précisément ce qui leur donne cette avance.

À Petkovic et à son staff de combler ce déficit dans les jours qui restent avant l'Argentine. Quelques séances spécifiques d'opposition réduite, des combinaisons travaillées sur vidéo, et le déclic peut venir vite. L'enjeu est immense : équilibrer le jeu offensif des Verts sur les deux ailes serait une arme redoutable face aux championnats du monde.

Et maintenant ?

Le 16 juin à l'Arrowhead Stadium de Kansas City, le sélectionneur dévoilera son onze de départ. Si Belghali et Hadj Moussa débutent à droite, c'est tout un peuple qui validera la décision. Reste à savoir quel duo sera aligné à gauche, et si le travail de la dernière semaine aura permis d'établir des automatismes équivalents. Pour la diaspora algérienne, en France comme partout dans le monde, le rêve continue. Et il a désormais un visage de plus : celui de deux joueurs qui se trouvent les yeux fermés sur le couloir droit des Verts.

*Source : DzChronique — analyse*

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