MC Alger champion : la parade en bus enflamme Alger
Trophée reçu, bus à impériale et marée de supporters : le Mouloudia a transformé son sacre en immense fête populaire. Mais ce titre cache-t-il une domination durable ?
Vert et rouge à perte de vue. Pendant plusieurs heures, Alger a vécu au rythme de son Mouloudia, sacré champion et bien décidé à savourer chaque seconde. Réception du trophée d'un côté, parade en bus à impériale de l'autre : le club doyen a offert à ses supporters la fête qu'ils réclamaient.
Le trophée d'abord, la rue ensuite
Après la dernière journée de Ligue 1 Mobilis, le MC Alger a soulevé le trophée de champion devant son public, concluant une saison maîtrisée. Mais à Alger, un titre ne se range pas dans une vitrine : il se partage. Le club a donc sorti le bus à impériale pour une parade au milieu d'une foule compacte, où familles, anciens et nouvelles générations se sont mêlés dans une même ferveur.
Une dynastie qui s'installe
Ce sacre s'inscrit dans une série qui commence à ressembler à une domination. Le Mouloudia enchaîne les titres et grimpe au sommet du palmarès national, là où ne figurent que les clubs les plus capés du pays. Et soyons francs : peu de formations algériennes peuvent aujourd'hui rivaliser avec la régularité affichée par les Vert et Rouge. On ne devient pas le club doyen par hasard, on le reste par la rigueur.
Une ferveur qui dépasse les frontières
La fête n'a pas eu lieu qu'à Alger. Des cafés de Barbès à Paris aux quartiers de Bruxelles et de Montréal, la diaspora a suivi les images de la parade avec la même fierté. Le MC Alger, c'est une histoire de transmission, un héritage que l'on porte de père en fils bien au-delà de la Méditerranée. Un club ne meurt jamais tant que ses couleurs voyagent.
Et maintenant ?
La liesse retombée, les questions reviendront vite. Confirmer un titre est souvent plus difficile que de le conquérir, surtout quand les rivaux affûtent déjà leurs armes pour la saison à venir. Le Mouloudia devra gérer son effectif, ses ambitions continentales et la pression d'un public qui ne se contente plus d'un sacre isolé. La marche est haute, mais elle est désormais à sa portée.
Pour l'heure, place à la fête. Alger a chanté, dansé et pleuré de joie pour son club doyen. Le reste, c'est l'affaire de demain. Une chose est certaine : ce titre-là, personne au Mouloudia ne l'oubliera de sitôt.
*Source : El Moudjahid*
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