Gouiri : pourquoi l'OM pourrait le vendre cet été
L'attaquant algérien est sous contrat jusqu'en 2029, mais les finances de Marseille fragilisent sa place. Le Mondial change-t-il la donne ?
Il y a des étés qui décident d'une carrière. Pour Amine Gouiri, celui de 2026 pourrait en être un. L'attaquant des Fennecs prépare la Coupe du monde la tête haute, mais pendant qu'il pense sélection, son club pense trésorerie. Et soyons francs : à Marseille, les deux ne font pas toujours bon ménage.
Une saison contrariée, mais des chiffres qui parlent
Arrivé en janvier 2025, Gouiri avait signé six mois pleins de promesses sur la Canebière. Sa première saison complète a été plus rugueuse : une blessure à l'épaule l'a tenu loin des terrains d'octobre à janvier, cassant son rythme au pire moment. Malgré ce trou d'air, le bilan reste solide — 11 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues sur l'exercice 2025-2026. Pour un joueur amputé de trois mois de compétition, le rendement n'a rien d'anodin. Il dit même quelque chose d'important : quand Gouiri est sur le terrain, il pèse.
L'OM doit vendre, et le calendrier presse
Le vrai sujet n'est pas sportif, il est comptable. Marseille traverse une zone financière délicate et doit renflouer ses caisses, de préférence courant juin, avant son passage devant la DNCG en fin de mois. Dans ce genre d'équation, les actifs à forte valeur deviennent des variables d'ajustement. Or Gouiri, sous contrat jusqu'en juin 2029, coche toutes les cases du joueur vendable : jeune, international, productif, avec une cote qui tient. Selon La Provence, plusieurs prétendants sérieux se sont déjà manifestés. Le hic pour l'OM ? Le joueur a la tête ailleurs. À 26 ans, l'international algérien (21 sélections, 8 buts) se concentre sur le Mondial et ne pense pas à son avenir de club. Ce ne sera donc pas par lui que Marseille remplira son tiroir-caisse avant l'audit. Le club veut vendre vite ; le joueur, lui, ne veut pas qu'on le presse.
Genesio, l'argument qui pourrait tout changer
Il y a pourtant un paramètre capable d'inverser la tendance : le banc. Gouiri pourrait voir débarquer un entraîneur qu'il apprécie, Bruno Genesio. Sur RMC, dans Génération After, Walid Acherchour confirmait que plusieurs joueurs voient d'un bon œil cette arrivée, Gouiri en tête, notamment au regard de l'épisode Galtier. Le consultant insistait sur la cote de Genesio dans les vestiaires : un technicien réputé protecteur, humain, rarement critiqué par ceux qui l'ont côtoyé. Un joueur courtisé qui retrouve un coach en qui il croit, c'est souvent un joueur qui reste. Au même poste, la trajectoire d'un Pierre-Emerick Aubameyang, 36 ans et un an de contrat, pourrait d'ailleurs libérer de l'espace et conforter Gouiri dans son rôle de fer de lance.
Le Mondial comme juge de paix
Reste cette vérité que connaissent tous les supporters algériens, d'Alger à Saint-Étienne en passant par Bruxelles : une grande Coupe du monde fait flamber une cote. Si Gouiri brille avec les Fennecs cet été, l'OM ne fixera plus le prix tout seul. Un attaquant qui marque sur la scène mondiale ne se brade pas. À l'inverse, un Mondial discret offrirait à Marseille un levier de négociation. Le tournoi ne décidera pas seulement du parcours de l'Algérie. Il pèsera, en coulisses, sur le futur d'un de ses cadres offensifs.
Une chose est certaine : entre l'urgence financière de l'OM et l'ambition d'un joueur en pleine ascension, l'été de Gouiri se jouera autant sur le terrain que dans les bureaux.
*Source : Le10sport.com*
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