Gouiri : un grand club européen entre en lice
L'OM ne s'interdit aucune vente et l'entrée d'un cador dans le dossier de son attaquant algérien pourrait tout accélérer. Un été décisif s'annonce pour le Fennec.
Le mercato marseillais pourrait réserver une surprise algérienne. Selon la presse française, l'avenir d'Amine Gouiri s'invite parmi les dossiers chauds de l'été olympien : un grand club européen serait entré en lice pour l'attaquant des Verts, et la direction phocéenne, qui ne s'interdit aucune vente, pourrait se laisser convaincre par une offre à la hauteur. Rien d'imminent, mais un signal que les supporters, à Marseille comme à Alger, feraient bien de prendre au sérieux.
Une saison qui a rebattu les cartes
Les chiffres plaident pour le Fennec : 11 buts et 5 passes décisives sous le maillot olympien, une saison de régularité dans un club où la pression dévore les attaquants, et une capacité confirmée à évoluer en pointe comme en soutien. Arrivé de Rennes, Gouiri s'est imposé dans la rotation offensive marseillaise sans jamais faire de vagues, avec cette élégance technique qui rappelle sa formation lyonnaise. Sa Coupe du monde, malgré l'élimination collective, a complété la vitrine : buteur face à la Bolivie en préparation et double buteur contre elle en juin, précieux face à la Jordanie, il a confirmé qu'il restait l'une des références offensives du nouveau cycle des Verts. Et soyons francs : des attaquants algériens capables de peser dans un top club européen, il n'y en a pas des dizaines.
La logique marseillaise, entre besoin et opportunité
Pourquoi l'OM écouterait-il ? Parce que le club vit son éternelle équation : des ambitions de Ligue des champions, un fair-play financier à respecter, et des ventes nécessaires pour recruter. Gouiri n'est pas le plus gros salaire de l'effectif, mais il représente l'une des plus belles plus-values potentielles du vestiaire, et le dossier Greenwood montre que la direction assume de tout mettre sur la table. Dans ce jeu-là, la fidélité pèse peu face à un chèque à huit chiffres. Une chose est certaine : à Marseille, personne n'est invendable, pas même les joueurs qui donnent satisfaction.
Le dilemme du joueur, plus subtil qu'il n'y paraît
Pour Gouiri, l'équation mérite réflexion. Rester, c'est la garantie d'un statut, d'un public en fusion au Vélodrome et d'une Ligue 1 qu'il domine techniquement, avec la diaspora marseillaise en soutien inconditionnel. Partir vers un cador, c'est le risque de la concurrence, mais aussi l'occasion de franchir le palier que sa carrière attend depuis Nice, celui qui sépare les bons attaquants des attaquants de très haut niveau. À l'aube des éliminatoires de la CAN 2027 et d'un cycle où il devient, avec Amoura, l'arme offensive numéro un des Verts, chaque minute de haut niveau comptera double. Le futur sélectionneur préférera un titulaire au Vélodrome à un remplaçant prestigieux.
Un été à suivre de très près
Le nom du grand club intéressé reste à confirmer, et la prudence s'impose sur les montants qui circuleront. Mais la mécanique est enclenchée : une belle saison, un Mondial en vitrine, un club vendeur et un marché des attaquants en surchauffe. Tous les ingrédients d'un feuilleton sont réunis. Le jour où Gouiri tranchera, il devra répondre à une seule question : où sera-t-il le plus fort en septembre 2027, au moment de la CAN ? La réponse vaudra pour lui comme pour toute l'attaque algérienne.
*Sources : La Provence, DZfoot*
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