Hadj Moussa : trois pistes inattendues se dessinent
Como, Paris FC et Sunderland se sont renseignés auprès de Feyenoord pour l'ailier algérien. Des courtisans surprenants pour un dossier à 37 millions d'euros.
Le dossier Anis Hadj Moussa vient de prendre une direction que personne n'avait anticipée. Après le refroidissement de la piste saoudienne d'Al Ahli, dont l'offre a été repoussée par Feyenoord, trois nouveaux clubs se sont renseignés sur l'ailier algérien selon Feyenoord Transfermarkt : le Como 1907, le Paris FC et Sunderland. Ni Milan, ni Arsenal, ni un cador continental, mais trois projets ambitieux aux moyens réels. Un signal intéressant à décrypter.
Un prix qui filtre les prétendants
Commençons par la réalité du marché. Sous contrat jusqu'en 2030, Hadj Moussa est valorisé 23 millions d'euros par Transfermarkt, mais Rotterdam ne compte rien céder en dessous de 37 millions, ce qui constituerait un record de vente pour le club. Ce tarif explique la physionomie actuelle du dossier : les très grands clubs jugent la somme élevée pour un joueur qui n'a qu'une saison pleine de très haut niveau, tandis que les projets montants y voient un investissement d'avenir. Et soyons francs : entre l'intérêt déclaré et l'offre concrète à 37 millions, il y a un fossé que personne n'a encore franchi.
Paris, la piste du cœur et du symbole
Parmi les trois courtisans, un nom retient l'attention des supporters algériens : le Paris FC. Hadj Moussa est né à Paris, et un retour dans sa ville natale aurait une saveur particulière, dans un club aux moyens financiers solides depuis l'arrivée de ses nouveaux investisseurs, où évoluent déjà les internationaux algériens Samir Chergui et Ilan Kebbal, et où un nouveau cycle démarre avec Liam Rosenior. Imaginer trois Fennecs dans le projet parisien a de quoi faire rêver la diaspora francilienne. Reste la question sportive : le Paris FC peut-il offrir à un joueur convoité l'exposition européenne que son statut réclame ? Rien n'est moins sûr à court terme.
Como et Sunderland, deux paris différents
Les deux autres pistes racontent des projets distincts. Como, porté par des propriétaires parmi les plus riches du football italien, construit méthodiquement un effectif séduisant au bord de son lac, avec un football léché et une Serie A qui a toujours réussi aux techniciens algériens. Sunderland offre l'argument massue de la Premier League, le championnat le plus exposé du monde, avec des moyens conséquents mais un statut de promu installé à consolider. Aucune de ces destinations n'est un géant, toutes sont des tremplins possibles. Une chose est certaine : à 24 ans, le choix du bon environnement pèsera plus lourd que le prestige du blason.
L'Europe avant tout, et c'est une bonne nouvelle
Le point le plus rassurant du dossier reste la volonté du joueur : Hadj Moussa veut poursuivre en Europe, comme l'a confirmé le refus de l'offre astronomique venue d'Arabie saoudite. Pour celui que tout un peuple voit comme l'héritier naturel de l'aile droite des Verts, cette orientation valide une ambition sportive au moment où le nouveau cycle de la sélection se construit autour de sa génération. Qu'il reste une saison de plus à Rotterdam, vitrine idéale avec l'Europe à jouer, ou qu'il rejoigne l'un de ces trois projets, l'essentiel est ailleurs : jouer, peser, progresser. Le jour où une offre à la hauteur des exigences de Feyenoord tombera, on saura quel club croit vraiment en lui. D'ici là, la file d'attente ne fait que commencer.
*Source : Goal*
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