Cap-Vert 3-0 Serbie : l'Afrique frappe fort avant le Mondial
À deux semaines de leur première Coupe du Monde, les Requins Bleus du Cap-Vert balayent la Serbie 3-0 à Lisbonne. Un signal fort envoyé à tout le continent.
Il y a des résultats qui valent toutes les déclarations d'intention. Ce dimanche soir à l'Estádio do Restelo de Lisbonne, le Cap-Vert a livré une démonstration en s'imposant 3-0 face à la Serbie en match amical. À quelques jours de son entrée historique en Coupe du Monde 2026, le petit archipel africain envoie un message fort : l'Afrique ne viendra pas aux États-Unis pour faire de la figuration. Et soyons francs : si une équipe novice peut faire ce score contre une nation européenne reconnue, tout devient possible pour le continent.
Pour le Cap-Vert, ce premier Mondial s'annonce comme l'aboutissement d'une saga sportive remarquable. Pour l'Afrique tout entière, c'est un signal qui s'ajoute à un faisceau d'indices encourageants. Le football continental a changé de dimension.
Une démonstration cap-verdienne face à des Serbes en plein chantier
Les Requins Bleus n'ont laissé aucune chance à leur adversaire du soir. Laros Duarte, milieu offensif du Puskás hongrois et né à Rotterdam, a été le grand artisan de ce succès avec un but et une passe décisive. Autour de lui, des joueurs au profil européen comme Jamiro Monteiro (PEC Zwolle) ou Dailon Livramento ont fait parler leur expérience. Cap-Vert organisé en 4-2-3-1, bloc compact, transitions tranchantes : la recette parfaite pour étouffer un adversaire.
Il convient d'apporter une nuance : cette Serbie-là n'était pas au complet. Privée de plusieurs cadres et confiée à un Veljko Paunović en plein renouvellement de cycle, elle alignait une équipe largement remaniée tournée vers la jeunesse. Mais 3-0, même contre une Serbie B, reste un résultat impressionnant pour une sélection qui dispute son tout premier Mondial.
Une trajectoire africaine encourageante
Ce succès cap-verdien n'est pas un fait isolé. Il s'inscrit dans une dynamique continentale plus large. Dix nations africaines disputeront ce Mondial 2026, un record absolu. Et chacune affiche désormais des ambitions assumées : le Sénégal en champion d'Afrique en titre, le Maroc auréolé de sa demi-finale 2022, l'Algérie au sein d'un groupe relevé avec l'Argentine, l'Égypte portée par Salah, la Côte d'Ivoire et ses talents. À cette belle famille s'ajoute désormais le Cap-Vert, outsider absolu mais visiblement en pleine confiance.
Le résultat de Lisbonne donne ses lettres de noblesse à ce que beaucoup pressentaient : la marche entre le football africain et le sommet mondial s'est considérablement raccourcie. Une chose est certaine : l'écart de talent entre les continents n'a jamais été aussi mince.
Un symbole qui en dit long
Le contraste est saisissant. La Serbie, qui a vu son Mondial 2026 lui échapper aux qualifications, regarde aujourd'hui de loin le Cap-Vert préparer sa grande première mondiale. Le visage du football mondial change, les équilibres se déplacent. Le jour où une nation africaine soulèvera le trophée, ne dites pas que c'est un miracle.
Pour les Verts, ce résultat est aussi une source d'inspiration. À l'image de l'Algérie, le Cap-Vert sera dans un groupe difficile au Mondial, mais arrive avec des arguments à faire valoir. Cette dynamique continentale doit irriguer toutes les sélections d'Afrique présentes aux États-Unis : on a le droit, le talent et désormais le contexte pour rêver grand.
Et maintenant ?
Le Cap-Vert continue sa préparation, l'Algérie également avec son test face aux Pays-Bas prévu dans trois jours. Toutes les sélections africaines vont tenter de profiter de cet élan collectif pour aborder le Mondial avec confiance. Pour les supporters algériens, en Algérie comme dans la diaspora, ce 3-0 de Lisbonne est un cadeau de fin de week-end. Un rappel que l'Afrique a les moyens de ses rêves. Reste à le prouver sur la pelouse américaine.
*Source : Africa Top Sports / Goal*
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