Guitoun prolonge à Charleroi jusqu'en 2028
Charleroi a levé l'option d'achat du défenseur algérien, élu meilleur joueur du club. Mais ce bonheur belge a un revers : le Mondial lui a échappé.
Une saison qui se termine par une signature et une distinction, c'est rare. Pour Kevin Guitoun, l'aventure belge prend des allures de consécration. Avec, en filigrane, une déception qui pique.
Le Sporting de Charleroi a tranché : l'option d'achat du défenseur algérien a été levée. Arrivé en prêt en provenance du FC Metz au cours de la saison 2025-2026, Guitoun s'engage désormais jusqu'en 2028 avec le club wallon. Deux saisons supplémentaires pour confirmer ce qu'il a montré, et il en a montré beaucoup. Au point d'être élu meilleur joueur du Sporting pour l'exercice écoulé. Pour un joueur arrivé sans tambour ni trompette, le parcours force le respect.
La Belgique, terre d'épanouissement
Le championnat belge a souvent servi de tremplin aux talents en quête de temps de jeu et de reconnaissance. Guitoun n'a pas dérogé à la règle. À Charleroi, il a gagné la confiance des supporters comme celle des dirigeants, deux publics qui ne se contentent pas de belles promesses. Le joueur s'est dit heureux de poursuivre son parcours là où il a su construire cette confiance. Une déclaration sobre, à l'image d'un défenseur qui parle d'abord sur le terrain.
La diaspora algérienne, nombreuse en Belgique comme en France, suit ces trajectoires de près. Voir un des siens devenir le chouchou d'un club historique de Pro League, c'est le genre d'histoire qui circule de Charleroi à Roubaix. Guitoun s'inscrit dans cette longue lignée de joueurs binationaux qui font leur trou loin des projecteurs les plus tape-à-l'œil.
Le revers : le Mondial sans lui
Mais toute belle saison a son ombre. Guitoun figurait dans la liste élargie de l'Algérie pour la Coupe du monde 2026. Vladimir Petkovic ne l'a finalement pas retenu dans sa sélection finale. La frontière entre le rêve mondialiste et la déception tient parfois à un nom rayé d'une feuille. Pour un défenseur en pleine ascension, le coup est rude.
Faut-il y voir une injustice ou une logique de hiérarchie ? Le débat est ouvert. La concurrence en défense chez les Verts est dense, et une saison réussie en Belgique ne garantit pas un billet pour le Mondial. Mais quand un joueur est élu meilleur de son club, la question mérite d'être posée.
Une chose est certaine : à 2028, Guitoun a le temps. La prolongation lui offre une stabilité que beaucoup lui envient. Et l'histoire récente le prouve : les portes de la sélection se rouvrent vite à ceux qui enchaînent les bonnes saisons.
Le Mondial 2026 se fera sans lui. Mais à 24 ans et avec un contrat longue durée, le défenseur a tout pour transformer ce refus en carburant. Le foot adore ce genre de revanches silencieuses.
_Source : Compétition_
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