Mondial 2026 : l'Afrique peut-elle créer l'exploit ?
Dix nations africaines au Mondial 2026, un record. Face au déclin des géants européens et sud-américains, le continent n'a jamais semblé aussi proche d'un exploit.
Et si 2026 était l'année de l'Afrique ? Pour la première fois de l'histoire, dix nations du continent disputeront une Coupe du Monde, un record qui en dit long sur la montée en puissance du football africain. Surtout, le contexte n'a jamais été aussi favorable. Face au déclin de plusieurs géants historiques, les sélections africaines abordent ce Mondial 2026 avec une ambition assumée : aller loin, très loin.
Le constat est frappant. Des nations qui faisaient trembler la planète football marquent le pas. Le Brésil n'impressionne plus comme avant, l'Allemagne cherche encore son nouveau visage, et l'Italie, quadruple championne du monde, sera tout simplement absente de la compétition. Quand les cadors vacillent, une fenêtre s'ouvre. L'Afrique compte bien s'y engouffrer.
Le Sénégal, champion d'Afrique en quête de confirmation
À tout seigneur tout honneur : le Sénégal arrive avec le statut de référence continentale. Logés dans le groupe I, les Lions de la Teranga retrouveront la France, dans un duel au parfum de revanche, aux côtés de la Norvège et de l'Irak. Avec une génération bourrée de talent, le Sénégal a les armes pour viser le second tour et bien au-delà. Le champion d'Afrique ne vient pas en touriste.
Le Maroc, l'exploit de 2022 comme étendard
Impossible de parler de l'Afrique sans évoquer le Maroc. Les Lions de l'Atlas restent sur une épopée historique : une demi-finale au Mondial 2022, une première pour le continent, bâtie sur une rigueur tactique et un bloc défensif quasi imperméable. Cette année, dans le groupe C aux côtés du favori brésilien, de l'Écosse et d'Haïti, les Marocains affichent une défense et une attaque encore en rodage. Mais l'expérience des grands rendez-vous, ça ne s'oublie pas. On sous-estime le Maroc à ses risques et périls.
L'Algérie, le rendez-vous avec l'Histoire
Vient ensuite l'Algérie, dans un groupe J relevé avec l'Argentine championne du monde, l'Autriche et la Jordanie. Les Verts ont prouvé qu'ils savaient hausser leur niveau dans les grands matchs, et le public se souvient encore de ce Mondial 2014 où les Fennecs étaient tombés avec les honneurs face à une Allemagne surpuissante, future championne du monde. Cette sélection possède une attaque tranchante et, fait nouveau, une profondeur de banc qui force le respect. L'Algérie a les moyens de bousculer la hiérarchie.
L'Égypte et la Côte d'Ivoire, entre quête et espoir
L'Égypte, elle, traîne un paradoxe saisissant. Recordwoman du continent avec sept Coupes d'Afrique, leader historique en Afrique, elle reste pourtant en quête de sa toute première victoire en match de Coupe du Monde. Portés par la légende Mohamed Salah et le talentueux Omar Marmoush, les Pharaons rêvent enfin de marquer l'Histoire mondiale. La Côte d'Ivoire, logée dans le groupe E avec l'Allemagne, dispose elle aussi de sérieux arguments pour surprendre.
Quant aux autres représentants — RD Congo, Tunisie, Cap-Vert, Ghana, Afrique du Sud —, ils partent avec une étiquette d'outsiders moins en vue. Mais dans un Mondial à 48 équipes, où les huit meilleurs troisièmes passent aussi, tout devient possible. Le football africain n'a plus de complexe à avoir.
Et maintenant ?
Dix nations, dix histoires, une même ambition. Ce Mondial 2026 pourrait bien être celui de la consécration africaine, dans le sillage de l'exploit marocain de 2022. Le continent a les talents, l'expérience et désormais le contexte favorable. Reste à transformer l'essai sur la pelouse. Une chose est certaine : l'Afrique n'ira pas aux États-Unis pour faire de la figuration.
*Source : DzChronique*
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